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Superman contre Brainiac (2013)

Un film de James Tucker

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Les films d'animation DC sont souvent dignes d'intérêt, surtout lorsqu'on a en tête la période dorée de Warner Animation, lorsque Paul Dini et Bruce Timm créent Batman, la série animée. Force est de constater que les temps ont bien changé, et ce Superman contre Brainiac est le premier film à sortir après la retraite de Bruce Timm du département Animation de DC.

Le film adapte, comme c'est de coutume désormais chez DC, un comic phare de la firme ; en l'occurrence, Superman : Brainiac, écrit par Geoff Johns et dessiné par Gary Frank en 2008 (prochainement publié en France par Urban Comics). Cette mini-série remet sur devant de la scène le grand méchant Brainiac, qui a connu différentes versions : une première en 1958, lors de sa première apparition dans Action Comics #242, où il est représenté comme un extra-terrestre à la peau verte et aux rêves de grandeurs, qui miniaturise les villes pour pouvoir mieux les dominer ; Il apparaît alors comme une version alien de Lex Luthor, doté d'une intelligence hors du commun. En 1983, le scénariste Marv Wolfman et le dessinateur Gil Kane le modernise dans Action Comics #544, en l'imaginant cyborg ultra-puissant au le look est inspiré de Terminator et de la créature d'Alien. La froideur du métal et de ses yeux rouges n'a d'égale que son machiavélisme. Puis, la version, dernière en date, de Johns et Frank. On retrouve l'alien vert super-intelligent qui met toujours les villes en bouteille, et notamment Kandor, maîtresse-cité de la planète disparue Krypton. Cette-fois ci, c'est pour en acquérir toutes les connaissances, les cultures, ....

Méchant peu ordinaire, qui rappelle par sa démesure une autre grande figure de Marvel cette fois, Galactus, le demi-dieu mangeur de mondes. si le casque totémique de Galactus donnait au personnage son allure si iconique, brainiac est tout de suite identifié par son vaisseau en forme de crâne, avec lequel il ne fait qu'un. Le personnage est donc hors-norme, de taille à se mesurer aux immenses pouvoirs de Superman. Le comic de Johns est magnifié par le dessin parfait de Gary Frank, qui s'inspire notamment du Superman de Christopher Reeve, dans des poses ultra-réalistes. La finesse du trait donne l'intelligence nécessaire aux deux personnages principaux, comme on peut en voir un autre exemple dans la saga qui a suivi, Origines secrètes (2009), toujours menée par la même équipe.

13702576174_a786befb70_n.jpgAyant tout pour réussir, l'adaptation animée de DC se casse la figure dès le début : le design anguleux peu amène et caricatural (et surtout sans aucun rapport avec le style de Gary Frank) est typique de ces productions peu coûteuses dont l'animation est sous-traitée en Corée. Les quelques images de synthèse se repèrent à des kilomètres, les décors sont pauvres, sauf lors de la dernière séquence de combat entre Brainiac et Superman  ; visuellement, seul le vaisseau de Brainiac s'en sort. La romance Clark / Lois n'est pas non plus très fine. Donnons tout de même quelque crédit à la première rencontre entre les deux personnages principaux, Superman, dérivant dans l'espace infini, se faisant absorbé par la tête de mort tentaculaire de Brainiac... Même si l'animé est donc décevant, il aura le mérite de faire revenir sur le devant de la scène ce personnage maléfique et intéressant qu'est Brainiac. L'année précédente, DC avait pourtant épaté tout le monde avec sa monumentale adaptation du définitif Dark Knight Returns de Frank Miller... La chronique bientôt, ici même !

Disponibilité vidéo : Blu-ray et DVD - éditeur : Warner Home Video

Source images : jaquette DVD © Warner Home Video / Action Comics #868 © DC Comics

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