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fantastique - Page 2

  • La momie sanglante (1971)

    Un film de Seth Holt et Michael Carreras

    Production Hammer tardive, La momie sanglante (Blood from the Mummy's Tomb) avait certainement des atouts dans sa manche. Mais par un concours du destin particulièrement retors, rien ne se passa comme prévu.

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  • Fantastyka : la complète !

    Il y a quelques jours, une de mes quêtes prenait fin ; la reconstitution de la collection complète de la revue Fantastyka, soit 24 numéros parus entre 1993 et 2002. Mon premier numéro fut le dernier paru il y a presque quinze ans. Longtemps, ce fut le seul, bien que j'ai toujours aimé me replongé dans ce numéro 24, qui mettait en avant le fabuleux La maison du diable (Robert Wise, 1963). Puis, il y avait ce dossier, que je trouvais à la fois bizarre et totalement inédit dans ce que je connaissais de la presse ciné d'alors : les parodies fantastiques, où Pierre Gires, déjà âgé, nous parle de Abbott et Costello, Jerry Lewis ou de Topper. Le texte se terminait d'ailleurs par un "Suite et fin dans notre prochain numéro" qui n'a jamais vu le jour.

    Alain Schlockoff et ses compères Pierre Gires et d'autres rédacteurs s'engagent bénévolement pour retracer les grandes heures du cinéma fantastique, et leurs artisans : Mark Robson, Paul Naschy, Maria Montez, Dona Leon, Ray Milland, etc. Comme dans la revue Midi-Minuit Fantastique, la Hammer Films a droit à un traitement de faveur au sein de plusieurs numéros de la revue. Jean-Claude Romer, déjà rédacteur dans Midi-Minuit, apporte d'ailleurs son concours à Fantastyka. Pour achever la filiation des deux parutions, le premier numéro de Fantastyka relate l'hommage rendu à Forrest J. Ackerman, créateur de Famous Monsters of Filmland et inspiration revendiquée de Midi-Minuit. Les dossiers sont copieux et illustrés de photos en noir et blanc. 

    La rédaction de L'Écran Fantastique a remis le couvert depuis l'été 2012, en publiant les derniers dossiers de Pierre Gires et de nouveaux par une nouvelle équipe, en intégrant Fantastyka comme un supplément géant de L'Écran Fantastique (l'indispensable Gilles Penso, déjà à l'oeuvre sur la revue originelle, est de retour !).

    Sous la rubrique Flashback Presse Cinéma, je vous parlerai de cette revue fabuleuse, en intégrant les premières et quatrième de couv' de chaque livraison.

    L'index de Fantastyka sur DevilDead

    A bientôt sur Le film était presque parfait !

  • L'autre (1972)

    Un film de Robert Mulligan

    Ce film, encore aujourd'hui relativement méconnu, l'est tout autant que son réalisateur. Ce dernier a pourtant mis en scène au moins un grand classique de l'histoire du cinéma : Du silence et des ombres (1962), avec Gregory Peck. L'autre est-il de cette trempe ?

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  • Le loup-garou (1941)

    Un film de George Waggner

    La Universal a construit en quelques années son image de pourvoyeur en films d'épouvante fantastique et gothique, sous la houlette du jeune Carl Laemmle Jr. S'enchaînent alors à une allure de croisière les classiques du genre "films de monstres" : DraculaFrankenstein, La Momie, L'homme invisible, ... puis ce Loup-garou qui, s'il n'est pas ni le plus célèbre ni le plus réussi du lot, est tout de même franchement fascinant.

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  • Night Gallery saison 1 (1969-1971)

    Une série télévisée de Rod Serling

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    Le tableau inaugural de l'épisode The Cemetery, issu du pilote de la série

    S'il y a bien un éditeur vidéo à suivre en ce moment, c'est bien Elephant Films et ses sorties de patrimoine que personne d'autre n'ose faire paraître : au mileu des Alfred Hitchcock Hour et de leurs éditions des films de monstres de la Universal, il y a cet objet inclassable qu'est Rod Serling's Night Gallery. Rod Serling n'est pas seulement l'homme derrière La quatrième dimension ou le scénario de La planète des singes. Après l'arrêt de de sa série phare en 1964, il réfléchit à une autre anthologie télévisuelle, davantage tournée vers le genre épouvante ou fantastique. Le résultat ne sera visible que des années plus tard, lorsque trois nouvelles de Serling sont présentées, en d'omnibus, au cinéma. Le film ainsi constitué sortira en France sous le titre L'envers du tableau, alors que la série qui suivit ne fut, à notre connaissance, jamais diffusée dans l'hexagone. 

    On remarque dès les premiers segments la patte du créateur de La quatrième dimension, avec des thèmes récurrents similaires : la solitude, la peur de la mort et de la maladie, une charge contre l'égoïsme, l'avarice ou le racisme, ou encore la nostalgie d'un temps révolu où la vie était plus simple. Rod Serling est le principal pourvoyeur de scénarios de cette première saison, comme un rappel de l'immense somme de travail que l'homme livra sur La quatrième dimension

    Chaque épisode de 50 minutes comporte deux ou trois segments de durée inégale ; on passe de mini-histoires de 9 minutes à des segments de 20, 30 ou 40 minutes. L'ampleur et la qualité de ceux-ci est, à l'évidence, comparable à leur durée, même si certains de ces courts récits s'avèrent efficaces (Room with a view, inspiré du film d'Hitchcock, et avec la charmante Diane Keaton). Cette première petite saison -six épisodes, plus le pilote, soit dix-sept histoires-, est placée sous le signe de la citation. Les épisodes citent en effet allègrement les travaux passés de Rod Serling : Lone Survivor, où un naufragé du Titanic est sauvé des eaux trois ans après le naufrage du fameux paquebot, est une réécriture de l'épisode La nuit du jugement (La quatrième dimension, saison 1 épisode 10) ; le nostalgique They’re Tearing Down Tim Riley’s Bar est quelque part entre les fabuleux Souvenir d'enfance (La quatrième dimension, saison 1 épisode 5) et Arrêt à Willoughby (saison 1 épisode 30). Make Me Laught (deuxième effort du jeune Steven Spielberg dans cette première saison) est quant à lui un réinterprétation de l'épisode Je sais ce qu'il vous faut (saison 1 épisode 12) ; quant à The Nature of the Enemy, il rappelle Les envahisseurs (La quatrième dimension, saison 2, épisode 15).

     Si certains réalisateurs ne sont pas inconnus (Boris Sagal ou Jeannot Swarc qui réalisera de nombreux épisodes de la série), c'est bien le nom de Spielberg qui marque sur cette première saison. Son épisode Eyes, présenté dans l'épisode pilote, est son tout premier emploi de réalisateur. En face de lui, rien moins que Joan Crawford, sur sa toute fin de carrière. L'épisode tient toujours bien la route et comprend certains plans étonnants, notamment des trucages optiques pour figurer la désorientation du personnage principal, une femme aveugle qui souhaite recouvrer la vue via un ignoble stratagème. Les retournements de situations sont typiques du travail de Rod Serling ; l'histoire a d'ailleurs été publiée dans un recueil comprenant également The Escape Route, troisième segment du pilote.

    La tenue globale de la saison est très bonne. Si l'on devait en faire ressortir un du lot, The House est particulièrement marquant. Il explore le monde du rêve de façon étrangement logique et cyclique. L'épisode lui-même commence comme un rêve, sans explication logique concernant l'arrivée du personnage à cet endroit. Le personnage d'Elaine Latimer (Joanna Pettet) semble vivre la plupart du temps dans un rêve, ce que confirment les autres pensionnaires de l'hôpital psychiatrique dans lequel elle séjourne. La persistance du rêve ("Je fais le même rêve depuis mes neuf ans", décrit-elle à son analyste) confère au récit d'une mystique particulière, comme si la partie rêvée de sa vie en constituait la plus grande part... Un épisode marquant. Marquant tout autant, dans sa dimension horrifique, est l'épisode The Doll : une poupée maléfique est envoyée au domicile du colonel Masters, à l'attention de sa nièce. La poupée en question fait vraiment peur, et son emprise démoniaque sur la réalité est montrée de façon aussi subtile que terrifiante.

    Dans différents genres, la première saison de Night Gallery tient aujourd'hui encore bien la route, malgré sa facilité à reprendre des trames déjà vues. C'est d'ailleurs un des objectifs de cette anthologie : proposer une compilation aussi variée que possible des différents clichés fantastique, d'épouvante ou de science-fiction. Mission accomplie, Mister Serling !

    Disponibilité vidéo : DVD zone 2 - éditeur : Elephant Films

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