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La Chute de la maison Usher (Roger Corman, 1960)

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  Premier film de ce qui deviendra un cycle consacré à Edgar Poe, La Chute de la maison Usher semble profiter du succès anglo-saxon de la firme Hammer ; à la fin des années 50, Terence Fisher réalise coup sur coup deux cartons au box-office, Frankenstein s’est échappé ! (1957), puis Le Cauchemar de Dracula (1958), ressuscitant par là deux figures fantastiques majeures immortalisées auparavant par James Whale et Tod Browning pour la Universal. Opérant sur les mêmes bases (budget serré, effets sanglants, costumes tirés à quatre épingles, époque victorienne), l’ambiance made in Corman est souvent plus morbide, comme ici.

Valérie au pays des merveilles (Jaromil Jireš, 1970)

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Ce n'est pas tous les jours que l'on découvre, comme sorti de nulle part, dévoilé par un "sésame, ouvre-toi" hasardeux (un de ces achats aveugles où l'on ne risque que de s'embêter ferme devant le film ainsi choisi), un film qui marque. Résultat du jour : une vraie merveille que ce conte de fée pour adultes, superbement restauré par les bons soins de Liliom Films, et édité par Malavida fin 2010, qui met fin à l'invisibilité de ce film dans l'hexagone.

Jason et les Argonautes (Don Chaffey, 1963)

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En 1963, l'âge d'or du péplum appartient déjà au passé. Le géant Cléopâtre fait un four et faillit avoir la peau de la 20th Century Fox. Pourtant, une série B mythologique, forgée par le producteur Charles H. Schneer, le spécialiste des effets spéciaux Ray Harryhausen et le réalisateur Don Chaffey, va marquer les esprits et sera reconnu comme un chef-d'oeuvre du film d'aventure et d'effets spéciaux.

Le Port de la drogue (Samuel Fuller, 1953)

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Péché mortel (John M. Stahl, 1945), Laura (Otto Preminger, 1946), Le Carrefour de la mort (Henry Hathaway, 1947)... La Fox a déjà produit certains des plus beaux titres de ce que la critique française nommera a posteriori Film noir. Pickup on South Street marque un autre sommet du genre, combinant une scénario filant à toute allure filmée par la caméra mobile de Fuller, un New-York vivant et une distribution impeccable. Pickup on South Street (oublions de sitôt son titre français et sa version française hors-sujet, Le Port de la drogue , choisi pour ne pas froisser le parti communiste français de l'époque), c'est d'abord Richard Widmark, remarqué dans quelques grands films de la Fox les années précédentes : Le Carrefour de la mort déjà cité, La Ville abandonnée (William Wellman, 1948) et surtout Les Forbans de la nuit (Jules Dassin, 1950), qui lui offrait un premier rôle dans lequel il faisait des merveilles. Visage osseux, front haut et sourire en coin, il a l'a

Peter Ibbetson (Henry Hathaway, 1935)

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  On débute ce film romanesque avec tranquillité, en pensant regarder un de ces films hollywoodiens de l’époque, une sorte de conte, aux accents philosophiques, et un poil ennuyeux, se dit-on, avec ce couple de très jeunes enfants dont l’attachement et l’éloignement forcé est montré simplement, tout en étant déchirant. Le garçon devant partir, la petite fille s’interposant symboliquement entre la figure du père et de Gogo -surnom du personnage qui deviendra Peter Ibbetson-, en lui prenant la main. Ces scènes sont bien jouées par le couple d’enfants, ce qui sauve quand même cette première partie de la sensation que la narration doit vite passer à autre chose. La seconde partie, qui nous fait voir Peter Ibbetson à l’âge adulte, opère déjà une attraction plus forte, le voyant hanté par le souvenir de Mimsey, la petite fille de son enfance. Le film constituant ce que l’on appelle un film d’époque, nécessite des costume qui donne un peu de préciosité à l’ensemble : la mise en

La Forêt pétrifiée (Archie Mayo, 1936)

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  Parfois, rien que le titre du film vous donne envie de le visionner. Quelque chose de poétique se cache sous cette forêt pétrifiée. La note d'intention du film est lancée : il s'agira d'un métrage à haute teneur littéraire. 

Mon Homme Godfrey (Gregory La Cava, 1936)

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On ne peut qu'être agréablement surpris par ce film typique de la comédie américaine, tant le nom de Gregory La Cava n'a pas traversé les époques. Sous contrat à la RKO, il avait signé notamment The Half-Naked Truth (1932) de bonne mémoire. Ici, le casting, entre un William Powell échappé de la réjouissante série des Thin Man , et l'admirable Carole Lombard, nous indique que nous allons découvrir un beau morceau de cinéma. Cela s'est finalement vérifié avec une évidence imparable.