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The Wiz (Sidney Lumet, 1978)

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   Pourquoi a-t-on envie de voir The Wiz ? Pour tenter le décalage de cette version noire du Magicien d’Oz (en fait transposition cinématographique du spectacle musical créé en 1975 par Charlie Smalls), pour la vitrine maison qu’en fait Motown -Berry Gordy en avait acquis les droits d’adaptation, et Quincy Jones a contribué à enrichir l’orchestration, interprété par la star Diana Ross-, ou pour la prestation de Michael, Jackson, premier témoin de sa passion pour le cinéma ? Pour tout ça en même temps, mais le déclic qui nous fait mettre la galette dans le lecteur pourrait bien être la découverte d’une facette inédite de l’artiste le plus médiatique du XXème siècle. C’est d’un gros projet qu’hérite le réalisateur de Serpico et de Un après-midi de chien après que John Badham, réalisateur de La Fièvre du samedi soir , ne soit remercié pour avoir été en désaccord sur le choix de Diana Ross pour interpréter Dorothy, âgée de 16 ans dans le livre et 24 dans le musical. Pour rappel...

Détour (Edgar G. Ulmer, 1945)

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  Détour est l'archétype du "film noir d'auteur" de série B. Tourné en 6 jours par Edgar G. Ulmer ( Le Chat noir , Barbe-Bleue , Le Démon de la chair ) pour la petite firme PRC, emblématique de la "Poverty Row" (avec Monogram ou Republic), et nanti d'un budget minuscule d'environ 30 000 dollars, ce "petit" film de 68 minutes est un modèle narratif parsemé d'ingéniosités visuelles. Le fatum du film noir s'acharne sur un personnage perdu d'avance, un pianiste, Al Roberts, amoureux d'une chanteuse. Celle-ci veut tenter sa chance à Hollywood et le quitte, a priori temporairement. C'est le point de départ d'une suite d'événements abracadabrants, qui marquent les personnages au fer rouge de la fatalité.   Tom Neal, hanté Le film débute alors que l'histoire est déjà -bien- commencée : on découvre un pauvre hère, mal rasé, fourbu, le désespoir constamment accroché au visage (Al Roberts, interprété par Tom Neal) ; i...

Histoires de fantômes chinois (Ching Siu-Tung, 1987)

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Grand succès à sa sortie, localement, puis internationalement, A Chinese Ghost Story a attiré l’attention du monde entier sur le fascinant cinéma de Hong-Kong, alors en plein boom.

Le Monstre / The Quatermass Xperiment (Val Guest, 1955)

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Si Terence Fisher est le réalisateur majeur de l'âge d'or du studio Hammer, Val Guest occupe une place de choix dans l'histoire du studio, œuvrant surtout au cours des années 1950, jusque l'électrochoc produit par Frankenstein s'est échappé (Terence Fisher, 1957), puis surtout Le Cauchemar de Dracula (Terence Fisher, 1958). On lui doit La Revanche de Robin des bois  en 1954, premier film en couleur de la Hammer, le très bon Le Redoutable homme des neiges en 1957, un Section d'assaut sur le Sittang encore meilleur (1959) ou encore Traitement de choc , en pleine vague thriller paranoïaque, chère au producteur Michael Carreras ; mais il est surtout connu pour les deux premières aventures cinématographiques de Quatermass, Le Monstre (1955) et La Marque / Terre contre satellite ( Quatermass 2 , 1957), dont le premier scellera le destin de la Hammer, empruntant dès lors majoritairement le sentier du fantastique.  Les propriétaires de Hammer Films, James Carreras...

Pour toi j'ai tué (Robert Siodmak, 1949)

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  Criss Cross ( Pour toi j'ai tué ) est réalisé par Robert Siodmak en 1948, deux ans après Les  Tueurs , déjà avec Burt Lancaster dans le rôle principal. Après la femme fatale détestable de Detour (Edgar G. Ulmer), la violence sèche de La Brigade du suicide et Marché de brutes (Anthony Mann) ou encore la folie apocalyptique de En quatrième vitesse (Robert Aldrich), nous pouvons affilier sans problème aucun Criss Cross dans la veine la plus pure du film noir. Ici, à l'image de certains personnages qui, dès le début du film, ont déjà perdu et sont marqués par le sceau du fatum en marche, tout est déjà joué -d'une concision rare, les rapports entre chaque personnage étant clairs dans les trois premières minutes de l'entame, esquissant une histoire déjà commencée, et une autres presque finie : "Vivement demain, lorsque tout cela sera derrière nous", dit Anna (Yvonne De Carlo) à Steve (Burt Lancaster). La vue aérienne qui débute le film est d’ailleurs très à...

Le Septième voyage de Sinbad (Nathan Juran, 1958)

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 Ray Harryhausen : ce nom puissant résonne aujourd'hui chez de nombreux cinéastes, spécialistes d'effets spéciaux et cinéphiles du monde entier. Des souvenirs de créatures fantastiques en stop-motion, d'images extraordinaires et de récits mythologiques, souvent en couleurs. Son nom est d'ailleurs aujourd'hui plus reconnu que ceux des réalisateurs ou des acteurs avec lesquels il a travaillé, et pour cause : au centre de Le Monstre vient de la mer (Robert Gordon, 1955), Le Septième voyage de Sinbad , L'Île mystérieuse (Cy Endfield, 1961) ou Le Choc des Titans (Desmond Davis, 1981), la force créatrice est littéralement Ray Harryhausen. La création et l'animation des créatures en volume, animées image par image, mais aussi le scénario et la mise en scène -en tous les cas, celle des séquences incluant ses créations-, viennent de lui.  Durant les années 1950, Harryhausen participe à des films de science-fiction en noir et blanc, dont certains ont marqué les jeu...

Le Rôdeur (Joseph Losey, 1951)

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 Susan Gilvray (Evelyn Keyes) vit seule dans sa maison de Los Angeles pendant que son mari travaille de nuit pour la radio. Effrayée par un prétendu rôdeur, elle appelle la police. Parmi les deux policiers qui viennent la rassurer sans trouver trace du personnage indésirable, l'officier Webb Garwood (Van Heflin) revient régulièrement au domicile de la jeune femme... Le Rôdeur a souffert de la chasse aux sorcières, la traque des affinités communistes chez les gens de cinéma par la HUAC (House of Un-American Activities Committee). Le plus célèbre des Hollywood Ten, ceux qui furent convoqués par l'administration pour donner des noms, fut le scénariste Dalton Trumbo, officiellement blacklisté de toute production cinématographique. Pour autant, il ne cessera pas de travailler, enchaînant même le plus grand nombres de contrats possibles, acceptant des salaires ridicules n'ayant qu'un lointain rapport avec sa notoriété. Il n’apparaît alors pas au générique, laissant la place...