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Le Septième voyage de Sinbad (Nathan Juran, 1958)

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 Ray Harryhausen : ce nom puissant résonne aujourd'hui chez de nombreux cinéastes, spécialistes d'effets spéciaux et cinéphiles du monde entier. Des souvenirs de créatures fantastiques en stop-motion, d'images extraordinaires et de récits mythologiques, souvent en couleurs. Son nom est d'ailleurs aujourd'hui plus reconnu que ceux des réalisateurs ou des acteurs avec lesquels il a travaillé, et pour cause : au centre de Le Monstre vient de la mer (Robert Gordon, 1955), Le Septième voyage de Sinbad , L'Île mystérieuse (Cy Endfield, 1961) ou Le Choc des Titans (Desmond Davis, 1981), la force créatrice est littéralement Ray Harryhausen. La création et l'animation des créatures en volume, animées image par image, mais aussi le scénario et la mise en scène -en tous les cas, celle des séquences incluant ses créations-, viennent de lui.  Durant les années 1950, Harryhausen participe à des films de science-fiction en noir et blanc, dont certains ont marqué les jeu...

Le Rôdeur (Joseph Losey, 1951)

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 Susan Gilvray (Evelyn Keyes) vit seule dans sa maison de Los Angeles pendant que son mari travaille de nuit pour la radio. Effrayée par un prétendu rôdeur, elle appelle la police. Parmi les deux policiers qui viennent la rassurer sans trouver trace du personnage indésirable, l'officier Webb Garwood (Van Heflin) revient régulièrement au domicile de la jeune femme... Le Rôdeur a souffert de la chasse aux sorcières, la traque des affinités communistes chez les gens de cinéma par la HUAC (House of Un-American Activities Committee). Le plus célèbre des Hollywood Ten, ceux qui furent convoqués par l'administration pour donner des noms, fut le scénariste Dalton Trumbo, officiellement blacklisté de toute production cinématographique. Pour autant, il ne cessera pas de travailler, enchaînant même le plus grand nombres de contrats possibles, acceptant des salaires ridicules n'ayant qu'un lointain rapport avec sa notoriété. Il n’apparaît alors pas au générique, laissant la place...

Silent Running (Douglas Trumbull, 1972)

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En 1968, Stanley Kubrick sort son grand œuvre, 2001 : l'odyssée de l'espace , un achèvement cinématographique notamment célébré pour ses remarquables effets spéciaux. Il remportera le seul Oscar de toute sa carrière, au titre des "Meilleurs effets visuels", lors de l'édition 1969. Avec le cinéaste, c'est un passionné des sciences et techniques de l'innovation, passé par la NASA, qui va mettre au point ces effets spectaculaires : Douglas Trumbull. Il a alors déjà dans l'idée de réaliser son propre film de science-fiction, en s'éloignant du côté clinique de la vision de Kubrick. Entre temps, il saisira l'opportunité de travailler sur Le Mystère Andromède (Robert Wise, 1971). Silent Running conte le voyage interstellaire de trois astronautes en charge de maintenir en vie un environnement naturel de plantes et d'arbres, sur un ensemble de vaisseaux spécialement équipés autour de Saturne. Dans un futur où la Terre, épuisée par l'exploitati...

Phantom of the Paradise (Brian De Palma, 1974)

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Faust, le fantôme de l’opéra et Oscar Wilde revisités à la sauce De Palma : avec son esthétique très seventies et ses multiples débordements (musique punk, orgie, personnages monstrueux), Phantom of the Paradise a été rapidement propulsé œuvre culte par toute une génération de cinéphiles. Qu’en reste t-il aujourd’hui ?

Frankenstein s'est échappé (Terence Fisher, 1957)

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Le baron Frankenstein, assisté par son précepteur et ami Paul Krempe, veut franchir la barrière scientifique ultime : créer un être vivant. Pour la première fois, la couleur s'invite dans le récit, déjà maintes fois porté à l'écran, de la créature de Frankenstein. Avec ce film, la petite firme familiale créée par Will Hinds (ou Will "Hammer", de son nom de scène) et Enrique Carrerras, va marquer un grand coup dans l'histoire.

Le Cauchemar de Dracula (Terence Fisher, 1958)

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  La relecture du cycle fantastique de Universal made in Hammer Film trouve avec ce Cauchemar de Dracula  ( Dracula ou Horror of Dracula aux USA) une forme d'achèvement. Peter Cushing et Christopher Lee (Van Helsing/Dracula), duo déjà connu à l'écran par Frankenstein s'est échappé  ( The Curse of Frankenstein ) sorti l'année précédente, débutent ici un combat qui se poursuivra dans de nombreuses suites. Le succès de Frankenstein s'est échappé  a scellé la destinée du petit studio familial de Bray : après Frankenstein, Dracula s'impose comme une évidence. Le projet est annoncé par voie de presse dès le 27 juillet 1957, deux mois après la sortie en salles britannique de Frankenstein...  Adaptation du livre de Bram Stoker, le film montre plusieurs altérations d'importance par rapport au matériau d'origine. Jonathan Harker (John Van Heyssen) y est un collègue de Van Helsing, bien au fait du vampirisme, tâchant d'anéantir Dracula, se faisant passer...

Le Fantôme de l'Opéra (Terence Fisher, 1962)

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  Après les succès sans précédent des réinterprétations des Universal Monsters signées Hammer Film Productions ( Frankenstein s'est échappé , Le Cauchemar de Dracula , La Malédiction des pharaons et La Nuit du loup-garou ), Le Fantôme de l'Opéra s'insère tout naturellement dans cette logique. Pour autant, et malgré la présence de Terence Fisher, réalisateur de tous les films pré-cités, et l'intérêt -éphémère- d'une star d'Hollywood, cette nouvelle adaptation du roman de Gaston Leroux ne réussira pas à se hisser au niveau de ses prédécesseurs, à l'aune de son succès critique, tout relatif, comme public.  Pour cette nouvelle incursion dans la rénovation des classiques Universal, c'est Anthony Hinds, sous le pseudonyme de John Elder, qui se charge du scénario, ce dernier s'inspirant du film de 1943 avec Claude Rains, plutôt que du roman. L'idée de cette adaptation date vraisemblablement de la fin des années 50, mais c'est finalement Cary Grant...