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Silent Running (Douglas Trumbull, 1972)

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En 1968, Stanley Kubrick sort son grand œuvre, 2001 : l'odyssée de l'espace , un achèvement cinématographique notamment célébré pour ses remarquables effets spéciaux. Il remportera le seul Oscar de toute sa carrière, au titre des "Meilleurs effets visuels", lors de l'édition 1969. Avec le cinéaste, c'est un passionné des sciences et techniques de l'innovation, passé par la NASA, qui va mettre au point ces effets spectaculaires : Douglas Trumbull. Il a alors déjà dans l'idée de réaliser son propre film de science-fiction, en s'éloignant du côté clinique de la vision de Kubrick. Entre temps, il saisira l'opportunité de travailler sur Le Mystère Andromède (Robert Wise, 1971). Silent Running conte le voyage interstellaire de trois astronautes en charge de maintenir en vie un environnement naturel de plantes et d'arbres, sur un ensemble de vaisseaux spécialement équipés autour de Saturne. Dans un futur où la Terre, épuisée par l'exploitati...

Phantom of the Paradise (Brian De Palma, 1974)

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Faust, le fantôme de l’opéra et Oscar Wilde revisités à la sauce De Palma : avec son esthétique très seventies et ses multiples débordements (musique punk, orgie, personnages monstrueux), Phantom of the Paradise a été rapidement propulsé œuvre culte par toute une génération de cinéphiles. Qu’en reste t-il aujourd’hui ?

Frankenstein s'est échappé (Terence Fisher, 1957)

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Le baron Frankenstein, assisté par son précepteur et ami Paul Krempe, veut franchir la barrière scientifique ultime : créer un être vivant. Pour la première fois, la couleur s'invite dans le récit, déjà maintes fois porté à l'écran, de la créature de Frankenstein. Avec ce film, la petite firme familiale créée par Will Hinds (ou Will "Hammer", de son nom de scène) et Enrique Carrerras, va marquer un grand coup dans l'histoire.

Le Cauchemar de Dracula (Terence Fisher, 1958)

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  La relecture du cycle fantastique de Universal made in Hammer Film trouve avec ce Cauchemar de Dracula  ( Dracula ou Horror of Dracula aux USA) une forme d'achèvement. Peter Cushing et Christopher Lee (Van Helsing/Dracula), duo déjà connu à l'écran par Frankenstein s'est échappé  ( The Curse of Frankenstein ) sorti l'année précédente, débutent ici un combat qui se poursuivra dans de nombreuses suites. Le succès de Frankenstein s'est échappé  a scellé la destinée du petit studio familial de Bray : après Frankenstein, Dracula s'impose comme une évidence. Le projet est annoncé par voie de presse dès le 27 juillet 1957, deux mois après la sortie en salles britannique de Frankenstein...  Adaptation du livre de Bram Stoker, le film montre plusieurs altérations d'importance par rapport au matériau d'origine. Jonathan Harker (John Van Heyssen) y est un collègue de Van Helsing, bien au fait du vampirisme, tâchant d'anéantir Dracula, se faisant passer...

Le Fantôme de l'Opéra (Terence Fisher, 1962)

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  Après les succès sans précédent des réinterprétations des Universal Monsters signées Hammer Film Productions ( Frankenstein s'est échappé , Le Cauchemar de Dracula , La Malédiction des pharaons et La Nuit du loup-garou ), Le Fantôme de l'Opéra s'insère tout naturellement dans cette logique. Pour autant, et malgré la présence de Terence Fisher, réalisateur de tous les films pré-cités, et l'intérêt -éphémère- d'une star d'Hollywood, cette nouvelle adaptation du roman de Gaston Leroux ne réussira pas à se hisser au niveau de ses prédécesseurs, à l'aune de son succès critique, tout relatif, comme public.  Pour cette nouvelle incursion dans la rénovation des classiques Universal, c'est Anthony Hinds, sous le pseudonyme de John Elder, qui se charge du scénario, ce dernier s'inspirant du film de 1943 avec Claude Rains, plutôt que du roman. L'idée de cette adaptation date vraisemblablement de la fin des années 50, mais c'est finalement Cary Grant...

Le Baiser du vampire (Don Sharp, 1963)

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Chez la Hammer Film, il y a les cinéastes et les œuvres révérés, considérés comme majeurs, et les autres. Terence Fisher, John Gilling ou Roy Ward Baker en sont incontestablement les chefs de file. Don Sharp, lui, est définitivement un des "autres", loin de cette sphère auréolée, malgré une indéfectible fidélité envers la firme, et de bons films à son actif. On lui doit ainsi  Les Pirates du diable  (1964), les premiers Fu Manchu  (1965) et Raspoutine, le moine fou  (1966), tous avec Christopher Lee dans le rôle-titre, la star Hammer.

L'Homme qui trompait la mort (Terence Fisher, 1959)

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Entrer dans un film Hammer, une fois que l'on en a vu un certain nombre, est comparable au fait de retourner dans un bar que l'on apprécie, dans lequel on retrouve les mêmes têtes, la même ambiance. C'est un vrai bonheur, surtout quand le tavernier s'appelle Terence Fisher. Après le coup d'éclat de Frankenstein s'est échappé  en 1957 et du  Cauchemar de Dracula  l'année suivante, il reprend pour ce méconnu L'Homme qui trompait la mort , titre alternatif qui reprend fidèlement le titre original, The man who could cheat death ) son fameux Dracula, alias Christopher Lee, dans un rôle solaire mais secondaire, opposé à la nature du ténébreux comte.