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Prince des ténèbres (John Carpenter, 1987)

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Au mitan des années 1980, John Carpenter est un cinéaste en colère. Ses derniers films n'ont pas eu le succès escompté - The Thing , Starman , Jack Burton dans les griffes du mandarin- , et recevront une reconnaissance tardive. Il exècre le capitalisme débridé des années Reagan. C'est dans cet état d'esprit qu'il réalise coup sur coup deux pamphlets dans ses genres de prédilection : Prince des ténèbres , puis Invasion Los Angeles ( They Live , 1988). Prince of Darkness commence par un générique pratiquement sans paroles, à l’exception de celles d’un professeur donnant un cours à ses élèves. L’ambiance musicale, oppressante, est présente dès l’apparition du logo Universal, semblable à une pulsation ; une présence va s'imposer dans le monde du film, faisant vibrer toutes sortes d'insectes et donnant au ciel et aux astres une couleur étrange. Film de genre, film d’épouvante, Prince des ténèbres s’assume comme tel de bout en bout. Contrairement à ce que son titre p...

L'Oiseau au plumage de cristal (Dario Argento, 1970)

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Pour son premier film, Dario Argento met au grand jour ses inspirations, tout en leur insufflant un univers tout à fait personnel, déjà empli des obsessions qui feront toute son œuvre. S’inscrivant dans la tradition littéraire du giallo (polar à énigmes popularisé en Italie par les éditions Mondadori et leurs couvertures jaunes - giallo en italien), il y projette en effet le suspense d’Hitchcock et la narration toute en images et musique chère à Sergio Leone. Rappelons que Dario Argento, d’abord scénariste, a participé à l’écriture du scénario du cultissime Il était une fois dans l’Ouest (1968). De fait, il créera des scènes de meurtres très graphiques, poussées dans une gradation vers l’horreur au fur et à mesure des films, qui en feront une marque de fabrique de sa première période. Son virage vers le fantastique est très clairement marqué à partir de Suspiria (1977), et sa rencontre avec l’actrice Daria Nicolodi, passionnée par les sciences occultes. Dans L’Oiseau au plumage de cri...

X l'inconnu (Leslie Norman, 1956)

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Passé le succès retentissant de Le Monstre / The Quatermass Xperiment , l'évidence s'impose : une suite doit voir le jour. Las, Nigel Kneale, le créateur original de la série BBC et du personnage principal, mécontent d'avoir été écarté du premier film et terriblement insatisfait du casting de l'américain Brian Donlevy dans le rôle titre, n'autorise pas le studio à réutiliser le personnage. Ce qui va venir X l'inconnu découle de cette impossibilité.

Midnight Run (Martin Brest, 1988)

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Un ancien flic (Robert De Niro), désormais chasseur de primes, accepte un contrat facile : ramener à Los Angeles un comptable (Charles Grodin) qui a arnaqué la mafia... mais la route est semée d'embûches. De Niro, Grodin et Yaphet Kotto nous embarque dans une comédie policière bien mouvementée du réalisateur du Flic de Berverly Hills  : bienvenue dans les années 1980 !

The Wiz (Sidney Lumet, 1978)

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   Pourquoi a-t-on envie de voir The Wiz ? Pour tenter le décalage de cette version noire du Magicien d’Oz (en fait transposition cinématographique du spectacle musical créé en 1975 par Charlie Smalls), pour la vitrine maison qu’en fait Motown -Berry Gordy en avait acquis les droits d’adaptation, et Quincy Jones a contribué à enrichir l’orchestration, interprétée par la star Diana Ross-, ou pour la prestation de Michael Jackson, premier témoin de sa passion pour le cinéma ? Pour tout ça en même temps, mais le déclic qui nous fait mettre la galette dans le lecteur pourrait bien être la découverte d’une facette inédite de l’artiste le plus médiatique du XXème siècle. C’est d’un gros projet qu’hérite le réalisateur de Serpico et de Un après-midi de chien après que John Badham, réalisateur de La Fièvre du samedi soir , ne soit remercié pour avoir été en désaccord sur le choix de Diana Ross pour interpréter Dorothy, âgée de 16 ans dans le livre et 24 dans le musical. Pour rappel...

Détour (Edgar G. Ulmer, 1945)

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  Détour est l'archétype du "film noir d'auteur" de série B. Tourné en 6 jours par Edgar G. Ulmer ( Le Chat noir , Barbe-Bleue , Le Démon de la chair ) pour la petite firme PRC, emblématique de la "Poverty Row" (avec Monogram ou Republic), et nanti d'un budget minuscule d'environ 30 000 dollars, ce "petit" film de 68 minutes est un modèle narratif parsemé d'ingéniosités visuelles. Le fatum du film noir s'acharne sur un personnage perdu d'avance, un pianiste, Al Roberts, amoureux d'une chanteuse. Celle-ci veut tenter sa chance à Hollywood et le quitte, a priori temporairement. C'est le point de départ d'une suite d'événements abracadabrants, qui marquent les personnages au fer rouge de la fatalité.   Tom Neal, hanté Le film débute alors que l'histoire est déjà -bien- commencée : on découvre un pauvre hère, mal rasé, fourbu, le désespoir constamment accroché au visage (Al Roberts, interprété par Tom Neal) ; i...

Histoires de fantômes chinois (Ching Siu-Tung, 1987)

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Grand succès à sa sortie, localement, puis internationalement, A Chinese Ghost Story a attiré l’attention du monde entier sur le fascinant cinéma de Hong-Kong, alors en plein boom.