Articles

Dracula (Tod Browning, 1931)

Image
Plutôt qu'une adaptation du roman de 1897, le Dracula de Tod Browning s'inspire de la pièce de théâtre signée Hamilton Deane en Angleterre, et de son adaptation à Broadway par John L. Balderston, elles-mêmes réalisée d'après Bram Stoker. Plusieurs acteurs y reprennent d'ailleurs leur rôle, dont Bela Lugosi, marqué à jamais par le personnage.

L'Antéchrist (Alberto De Martino, 1974)

Image
Rapidement après le succès planétaire de L'Exorciste (William Friedkin, 1973), une vague de copies voit le jour, dont L'Antéchrist, une des plus correctes. L'éditeur Le chat qui fume nous l'a proposé en 2016 dans une très belle édition DVD non-censurée. L'occasion de découvrir cette rareté en vidéo.

Le Masque de Fu Manchu (Don Sharp, 1965)

Image
Fu Manchu est éternel. Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, on aurait tort de ne pas le croire, tant le bonhomme ressuscite de films en films. Quand bien même, Don Sharp fait fort en ouvrant son film par la mise à mort du personnage en titre ! Et cette mort est difficilement contestable, le tyran perdant la tête des mains d'un bourreau bien armé. Si ce n'est que... Fu Manchu est éternel. Et la fin du film, toute aussi définitive, nous en apportera une nouvelle preuve.

Les Deux visages du docteur Jekyll (Terence Fisher, 1960)

Image
Le docteur Henry Jekyll veut mettre au jour la face cachée de l'âme humaine, celle qui serait libérée des chaînes de la bien-pensance et des conventions. Rejeté par la profession, il teste sa formule sur lui-même, laissant ainsi s'exprimer son double opposé en tous points, Edward Hyde.

Le Masque d'or (Charles Brabin et Charles Vidor, 1932)

Image
L'archétype du dangereux asiatique, ce péril jaune qui alimentait tous les fantasmes, le voici. En chair, en os et bien maquillé, c'est Boris Karloff, auréolé de sa gloire monstrueuse, qui l'incarne. C'est un exotisme exubérant, extrême et empreint d'un complexe de supériorité typique de l'époque, qui saute aux yeux lors du visionnage de cette luxueuse bande made in MGM / Cosmopolitan Productions.

Le Corbeau (Lew Landers, 1935)

Image
Un an après le succès du Chat noir, adaptation d'Edgar Allan Poe et première collaboration à l'écran entre Karloff, éternel Frankenstein et Lugosi, Dracula pour toujours, la Universal remet le couvert. Les deux acteurs se retrouvent dans un autre film d'horreur gothique vaguement adapté du poème de Poe. Mais les rôles sont inversés...

Le Chat noir (Edgar G. Ulmer, 1934)

Image
Universal s'est fait le studio de l'épouvante et du fantastique, avec ses histoires morbides et ses personnages monstrueux. Après les succès de Dracula (Tod Browning, 1931) et de Frankenstein (James Whale, 1931), la firme entreprend de réunir les deux acteurs principaux dans une confrontation mano a mano : ce sera Le chat noir, avec Bela Lugosi et Boris Karloff.

Point de chat noir pourtant ici,  ou si peu ; l'on ne retrouve la nouvelle d'Edgar Poe que dans la figure du chat, qui apparaît furtivement, comme pour justifier le titre du film. Rien de la maladie mentale qui ronge un personnage principal perdu dans les méandres cauchemardesques de son esprit. En lieu et place du récit de Poe, Ulmer et son scénariste Peter Ruric basent le film sur un couple en voyage de noces, qui rencontrent Vitus Verdegast, un docteur au regard tourmenté (Bela Lugosi), qui doit retrouver une ancienne connaissance... La superbe demeure celui-ci, sert de refuge à tout ce petit monde après d…