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The Thing (John Carpenter, 1982)

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  Une menace protéiforme, la neige, un groupe uniquement masculin pris au piège d'une station isolée en Antarctique : comme tous les bons films de Big John, l'apparente simplicité du film est aussi sa plus grande force, et un terrain de jeu idéal pour exprimer les tensions nécessaires au déroulement de l'histoire. Film mal-aimé à la postérité tardive, aujourd'hui chef d’œuvre d'une totale évidence : bienvenue dans l'antre de la chose... À vos risques et périls. The Thing s'inscrit, comme toute l’œuvre de John Capenter, dans une tradition cinématographique : ici, d'abord celle de la réinterprétation d'une œuvre déjà adaptée au cinéma. La Chose d'un autre monde , coréalisé en 1951 par Christian Nyby et Howard Hawks, transposait la nouvelle de John W. Campbell, Who Goes There ? , dans le monde contemporain de la guerre froide (et faisait de la chose un être humanoïde, métaphore de la redoutée invasion communiste). Carpenter rend d'ailleurs un h...

La Tour infernale (John Guillermin, 1974)

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  Après L’Aventure du Poséidon , attachons-nous aujourd’hui au sommet du film catastrophe des années 1970. À qui doit-on La Tour infernale , parangon du genre ? Sûrement moins à John Guillermin, son réalisateur -qui signera deux ans plus tard une version honorable de King Kong -, qu’à Irwin Allen, producteur et réalisateur surnommé "le roi des catastrophes" pour son apport au genre au fil des années ; il est d’ailleurs crédité ici de réalisateur des scènes d’actions, ce qui concerne une grande partie des 2h40 du métrage. La carrière de Irwin Allen est jalonnée par les films-catastrophe depuis les années 1950. Déjà à la production de L’Aventure du Poséidon en 1972, il réitère ici en promettant "plus de stars, plus d’action, plus de suspense" -dixit la bande-annonce d’époque. Après l’eau de The Poseidon Adventure , le nouveau danger de La Tour infernale est le feu ! De plus, la fameuse tour est un endroit tout à fait propice à la catastrophe, avec ses difficultés d’a...

La Marque / Quatermass 2 (Val Guest, 1957)

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Lorsque The Quatermass Xperiment sort sur les écrans en novembre 1955, la suite de la série de Nigel Kneale vient de commencer sa diffusion sur la BBC. Après avoir essuyé un refus de la part de Kneale pour l'utilisation du personnage dans X l'inconnu , le studio traite directement avec lui pour acquérir les droits de Quatermass II (ou Quatermass 2 sur l'écran titre du générique) - La Marque en France.   Le film vient à peine de débuter qu'une envolée de violons de James Bernard, déjà un habitué à la Hammer Film, nous plonge dans la tourmente à venir. Celle d'un couple, où l'homme est blessé au visage par une projection inhabituelle. Leur voiture file sur l'asphalte noir comme l'ébène ; ils rencontrent le professeur Quatermass, toujours interprété par Brian Donlevy, quand survient l'écran-titre. La Marque  a l’insigne honneur d'être le premier film à utiliser un chiffre pour indiquer sa nature de suite, pratique qui deviendra monnaie courante à...

Prince des ténèbres (John Carpenter, 1987)

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Au mitan des années 1980, John Carpenter est un cinéaste en colère. Ses derniers films n'ont pas eu le succès escompté - The Thing , Starman , Jack Burton dans les griffes du mandarin- , et recevront une reconnaissance tardive. Il exècre le capitalisme débridé des années Reagan. C'est dans cet état d'esprit qu'il réalise coup sur coup deux pamphlets dans ses genres de prédilection : Prince des ténèbres , puis Invasion Los Angeles ( They Live , 1988). Prince of Darkness commence par un générique pratiquement sans paroles, à l’exception de celles d’un professeur donnant un cours à ses élèves. L’ambiance musicale, oppressante, est présente dès l’apparition du logo Universal, semblable à une pulsation ; une présence va s'imposer dans le monde du film, faisant vibrer toutes sortes d'insectes et donnant au ciel et aux astres une couleur étrange. Film de genre, film d’épouvante, Prince des ténèbres s’assume comme tel de bout en bout. Contrairement à ce que son titre p...

L'Oiseau au plumage de cristal (Dario Argento, 1970)

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Pour son premier film, Dario Argento met au grand jour ses inspirations, tout en leur insufflant un univers tout à fait personnel, déjà empli des obsessions qui feront toute son œuvre. S’inscrivant dans la tradition littéraire du giallo (polar à énigmes popularisé en Italie par les éditions Mondadori et leurs couvertures jaunes - giallo en italien), il y projette en effet le suspense d’Hitchcock et la narration toute en images et musique chère à Sergio Leone. Rappelons que Dario Argento, d’abord scénariste, a participé à l’écriture du scénario du cultissime Il était une fois dans l’Ouest (1968). De fait, il créera des scènes de meurtres très graphiques, poussées dans une gradation vers l’horreur au fur et à mesure des films, qui en feront une marque de fabrique de sa première période. Son virage vers le fantastique est très clairement marqué à partir de Suspiria (1977), et sa rencontre avec l’actrice Daria Nicolodi, passionnée par les sciences occultes. Dans L’Oiseau au plumage de cri...

X l'inconnu (Leslie Norman, 1956)

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Passé le succès retentissant de Le Monstre / The Quatermass Xperiment , l'évidence s'impose : une suite doit voir le jour. Las, Nigel Kneale, le créateur original de la série BBC et du personnage principal, mécontent d'avoir été écarté du premier film et terriblement insatisfait du casting de l'américain Brian Donlevy dans le rôle titre, n'autorise pas le studio à réutiliser le personnage. Ce qui va venir X l'inconnu découle de cette impossibilité.

Midnight Run (Martin Brest, 1988)

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Un ancien flic (Robert De Niro), désormais chasseur de primes, accepte un contrat facile : ramener à Los Angeles un comptable (Charles Grodin) qui a arnaqué la mafia... mais la route est semée d'embûches. De Niro, Grodin et Yaphet Kotto nous embarque dans une comédie policière bien mouvementée du réalisateur du Flic de Berverly Hills  : bienvenue dans les années 1980 !