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Le Baiser du vampire (Don Sharp, 1963)

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Chez la Hammer Film, il y a les cinéastes et les œuvres révérés, considérés comme majeurs, et les autres. Terence Fisher, John Gilling ou Roy Ward Baker en sont incontestablement les chefs de file. Don Sharp, lui, est définitivement un des "autres", loin de cette sphère auréolée, malgré une indéfectible fidélité envers la firme, et de bons films à son actif. On lui doit ainsi  Les Pirates du diable  (1964), les premiers Fu Manchu  (1965) et Raspoutine, le moine fou  (1966), tous avec Christopher Lee dans le rôle-titre, la star Hammer.

Le Cirque des vampires (Robert Young, 1972)

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  Cet Hammer Film est étonnant à plus d'un titre ; voici un film de vampires qui mêle malédiction, épidémie, transformations d'hommes en animaux, inceste, meurtres d'enfants, et possède une charge érotique très prononcée, tout cela dans l'univers étrange du cirque. Ce dernier point est devenu coutumier de la Hammer des années 70, bien plus permissive dans ce registre. Le comte Mitterhaus, vampire de son état, attire à lui les femmes et les enfants du village de Shtettel, qui succombent les uns après les autres. Excédés, les villageois l'exécutent ; avant son dernier souffle, le vampire jette une malédiction sur le village : les enfants paieront le prix fort pour sa résurrection. Quinze ans plus tard, alors que la population de la bourgade est décimée par une mystérieuse épidémie, un cirque s'y installe. Il s'agit en fait de vampires, ou de leurs alliés, qui viennent venger et faire renaître leur compagnon disparu... La trame rappelle celle d'un roman d...

La Forteresse noire (Michael Mann, 1983)

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En 1941, des soldats allemands investissent un étrange domaine fortifié en Roumanie. Attirés par un mur serti de croix en nickel, des soldats dessellent l'une d'entre elles et libèrent un mal antédiluvien.

Le Loup-garou (George Waggner, 1941)

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Universal a construit en quelques années une image de pourvoyeur majeur en films d'épouvante fantastique et gothique, sous la houlette du jeune Carl Laemmle Jr. S'enchaînent alors à une allure de croisière une suite de films qui deviendront tous des classiques des Monsters Movies : Dracula ,  Frankenstein , La Momie , L'Homme invisible , ... puis ce Loup-garou plus tardif qui, s'il n'est pas ni le plus célèbre ni le plus réussi du lot, est tout de même franchement fascinant.

Les Vampires (Riccardo Freda et Mario Bava, 1957)

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Commencé par Freda et terminé dans l'urgence par Mario Bava suite à la défection surprise du réalisateur en titre, Les Vampires marque une date dans l'histoire du cinéma d'horreur et d'épouvante. Considéré comme le premier film d'horreur post-seconde guerre mondiale, son esthétique gothique, ses personnages et son scénario ont influencés de nombreux cinéastes.

Satan, mon amour (Paul Wendkos, 1971)

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  Film méconnu, The Mephisto Waltz (alias Satan, mon amour chez nous) a été produit dans le sillage du succès de Rosemary's Baby (Roman Polanski, 1968) et convoque le même fonds de commerce : sorcellerie et mysticisme. Ce créneau, très en vogue alors, trouvera une sorte d'achèvement avec L'Exorciste (1973) de William Friedkin, puis le filon continuera, notamment avec La Malédiction ( The Omen , Richard Donner, 1976), également réussi. Les films cités sont finalement assez différents les uns des autres : alors que L'Exorciste est traversé de volontés quasi-documentariste, et d'autre part de poussées grand-guignolesques proprement terrifiantes (les scènes de Megan possédée sont toujours aussi éprouvantes), les autres films sont plus académiques, encadrant leur propos par une forme très classique. Satan, mon amour est réalisé par Paul Wendkos, réalisateur de formation télévisuelle ; cela n'enlève rien à certaines des qualités esthétiques du film, qui s'...

Rendez-vous avec la peur (Jacques Tourneur, 1957)

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On ne peut qu'être surpris, décontenancé, en découvrant le début de Rendez-vous avec la peur ( Night of the demon ) ; Jacques Tourneur, réalisateur personnellement très impliqué dans le fantastique, a toujours façonné des moments de terreur qui donnaient la part belle à l'imagination du spectateur, préférant laisser vagabonder les idées les plus folles sur ce qui se passe à l'écran plutôt que de montrer plein cadre l'objet de toutes les tensions. 

Le Moulin des supplices (Giorgio Ferroni, 1960)

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Hans Van Arnim (Pierre Brice) se rend dans le village de Veeze pour écrire l'histoire du moulin du professeur Wahl (Herbert A.E. Böhme, le docteur Mabuse de Fritz Lang) ; les riverains l'appellent le "moulin des femmes de pierre" -traduction littérale du titre original italien. Hans va y faire la rencontre d'Elfie (Scilla Gabel), la fille du sculpteur à la beauté envoûtante. Liselotte (Dany Carrel), amie d'enfance de Hans, est amoureuse de lui depuis toujours. L'inquiétant sculpteur, épaulé par le docteur Bohlem (Wolfgang Preiss),  ont tout l'air de cacher quelques chose...

Valérie au pays des merveilles (Jaromil Jireš, 1970)

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Ce n'est pas tous les jours que l'on découvre, comme sorti de nulle part, dévoilé par un "sésame, ouvre-toi" hasardeux (un de ces achats aveugles où l'on ne risque que de s'embêter ferme devant le film ainsi choisi), un film qui marque. Résultat du jour : une vraie merveille que ce conte de fée pour adultes, superbement restauré par les bons soins de Liliom Films, et édité par Malavida fin 2010, qui met fin à l'invisibilité de ce film dans l'hexagone.

Jason et les Argonautes (Don Chaffey, 1963)

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En 1963, l'âge d'or du péplum appartient déjà au passé. Le géant Cléopâtre fait un four et faillit avoir la peau de la 20th Century Fox. Pourtant, une série B mythologique, forgée par le producteur Charles H. Schneer, le spécialiste des effets spéciaux Ray Harryhausen et le réalisateur Don Chaffey, va marquer les esprits et sera reconnu comme un chef-d'oeuvre du film d'aventure et d'effets spéciaux.

Peter Ibbetson (Henry Hathaway, 1935)

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  On débute ce film romanesque avec tranquillité, en pensant regarder un de ces films hollywoodiens de l’époque, une sorte de conte, aux accents philosophiques, et un poil ennuyeux, se dit-on, avec ce couple de très jeunes enfants dont l’attachement et l’éloignement forcé est montré simplement, tout en étant déchirant. Le garçon devant partir, la petite fille s’interposant symboliquement entre la figure du père et de Gogo -surnom du personnage qui deviendra Peter Ibbetson-, en lui prenant la main. Ces scènes sont bien jouées par le couple d’enfants, ce qui sauve quand même cette première partie de la sensation que la narration doit vite passer à autre chose. La seconde partie, qui nous fait voir Peter Ibbetson à l’âge adulte, opère déjà une attraction plus forte, le voyant hanté par le souvenir de Mimsey, la petite fille de son enfance. Le film constituant ce que l’on appelle un film d’époque, nécessite des costume qui donne un peu de préciosité à l’ensemble : la mis...

La Fille de Dracula (Lambert Hillyer, 1936)

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Film méconnu, La Fille de Dracula ( Dracula's Daughter ) est la suite directe du film séminal de Tod Browning . Arrivé sur les écrans cinq ans après son aîné (un écart considérable au vu du nombre d'opus du cycle réalisés sur la période), le film constitue, ni plus ni moins, la plus belle suite donnée à un Universal Monster movie original (à l'exception, bien sûr, de l'exceptionnel Fiancée de Frankenstein ).

Le Monstre de Londres (Stuart Walker, 1935)

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En 1935 sort sur les écrans la première version parlante d'une histoire de loup-garou. Si elle est bien moins connue que celle réalisée six ans plus tard par George Waggner, c'est certainement car son casting a moins d'éclat. Pour autant, le film ne manque pas de mérite.

La Fiancée de Frankenstein (James Whale, 1935)

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Le cycle des monstres Universal, avec La Fiancée de Frankenstein , est à son sommet. Mais, avant d'en arriver là, le chef-d’œuvre de James Whale a connu quelque aventure...

L'Homme invisible (James Whale, 1933)

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Après Dracula , Frankenstein et La Momie , la direction est donnée et ne changera pas pour le producteur Carl Laemmle Jr. : les prochains films Universal seront macabres, exploitant une grande galerie de monstres. Le choix de Laemmle est rapidement fixé sur L'homme invisible du célèbre H.G. Wells.

La Momie (Karl Freund, 1932)

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  Le producteur Carl Laemmle Jr., après les succès retentissants de Dracula , puis de Frankenstein , décide de continuer dans la voie des film d'horreur en ajoutant une nouvelle pierre à l'édifice des monstres issus du studio Universal.

Terreur dans le Shanghaï Express (Eugenio Martín, 1972)

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Une co-production britannico-espagnole interprétée par Christopher Lee et Peter Cushing, mêlant aventure, fantastique, science-fiction et horreur ferroviaire... Comment peut-on refuser de découvrir ce film méconnu qu'est Terreur dans le Shanghaï Express ?

Dans les griffes de la momie (John Gilling, 1967)

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Encore une momie ? Hé oui ! Hammer Film continue la saga avec un troisième film, qui intervient après La Malédiction des pharaons de Terence Fisher (1959) et Les Maléfices de la momie (Michael Carreras, 1964), déjà moins inspiré. John Gilling, un des grands réalisateurs à avoir œuvré à la Hammer, est aux commandes.

Les Maléfices de la momie (Michael Carreras, 1964)

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Après Frankenstein , Dracula et le loup-garou , relectures des Universal Monsters, la Hammer Films continue sur sa lancée avec un cycle "momies" commençant par  La Malédiction des pharaons (The Mummy, 1959) réalisé par Terence Fisher, avec Christopher Lee et Peter Cushing, la Dream Team de la firme. Ce n'est que cinq ans plus tard qu'un nouvel opus est produit, scénarisé et réalisé par Michael Carreras.

La Momie sanglante (Seth Holt et Michael Carreras, 1971)

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Production Hammer tardive, La Momie sanglante ( Blood From the Mummy's Tomb ) avait certainement des atouts dans sa manche. Mais par un concours du destin particulièrement retors, rien ne se passa comme prévu. Seth Holt, qui réalisa quelques années auparavant  Hurler de peur ( Taste of Fear , 1961) pour la Hammer, mais aussi Confession à un cadavre ( The Nanny , 1965), obtient la direction du film. Le studio engage alors Valerie Leon, dont c'est le premier rôle majeur au cinéma. Son physique détonnant fit plus tard les belles heures des séries télévisées Le Saint ( The Saint , 1962-1969) et de Chapeau melon et bottes de cuir ( The Avengers , 1961-1969). Elle devint James Bond Girl pour L'Espion qui m'aimait (Lewis Gilbert, 1977) et Jamais plus jamais , le James Bond dissident, remake d' Opération Tonnerre , avec un Sean Connery vieillissant. Ce premier rôle fut néanmoins contrarié par le redoublage vocal intégral de sa prestation par Olive Gregg ; cet...