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Frankenstein s'est échappé (Terence Fisher, 1957)

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Le baron Frankenstein, assisté par son précepteur et ami Paul Krempe, veut franchir la barrière scientifique ultime : créer un être vivant. Pour la première fois, la couleur s'invite dans le récit, déjà maintes fois porté à l'écran, de la créature de Frankenstein. Avec ce film, la petite firme familiale créée par Will Hinds (ou Will "Hammer", de son nom de scène) et Enrique Carrerras, va marquer un grand coup dans l'histoire.

Le Cauchemar de Dracula (Terence Fisher, 1958)

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  La relecture du cycle fantastique de Universal made in Hammer Film trouve avec ce Cauchemar de Dracula  ( Dracula ou Horror of Dracula aux USA) une forme d'achèvement. Peter Cushing et Christopher Lee (Van Helsing/Dracula), duo déjà connu à l'écran par Frankenstein s'est échappé  ( The Curse of Frankenstein ) sorti l'année précédente, débutent ici un combat qui se poursuivra dans de nombreuses suites. Le succès de Frankenstein s'est échappé  a scellé la destinée du petit studio familial de Bray : après Frankenstein, Dracula s'impose comme une évidence. Le projet est annoncé par voie de presse dès le 27 juillet 1957, deux mois après la sortie en salles britannique de Frankenstein...  Adaptation du livre de Bram Stoker, le film montre plusieurs altérations d'importance par rapport au matériau d'origine. Jonathan Harker (John Van Heyssen) y est un collègue de Van Helsing, bien au fait du vampirisme, tâchant d'anéantir Dracula, se faisant passer...

Le Fantôme de l'opéra (Terence Fisher, 1962)

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  Après les succès sans précédent des réinterprétations des Universal Monsters signées Hammer Film Productions ( Frankenstein s'est échappé , Le Cauchemar de Dracula , La Malédiction des pharaons et La Nuit du loup-garou ), Le Fantôme de l'opéra s'insère tout naturellement dans cette logique. Pour autant, et malgré la présence de Terence Fisher, réalisateur de tous les films pré-cités, et l'intérêt -éphémère- d'une star d'Hollywood, cette nouvelle adaptation du roman de Gaston Leroux ne réussira pas à se hisser au niveau de ses prédécesseurs, à l'aune de son succès critique, tout relatif, comme public.  Pour cette nouvelle incursion dans la rénovation des classiques Universal, c'est Anthony Hinds, sous le pseudonyme de John Elder, qui se charge du scénario, ce dernier s'inspirant du film de 1943 avec Claude Rains, plutôt que du roman. L'idée de cette adaptation date vraisemblablement de la fin des années 50, mais c'est finalement Cary Grant...

Le Baiser du vampire (Don Sharp, 1963)

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Chez la Hammer Film, il y a les cinéastes et les œuvres révérés, considérés comme majeurs, et les autres. Terence Fisher, John Gilling ou Roy Ward Baker en sont incontestablement les chefs de file. Don Sharp, lui, est définitivement un des "autres", loin de cette sphère auréolée, malgré une indéfectible fidélité envers la firme, et de bons films à son actif. On lui doit ainsi  Les Pirates du diable  (1964), les premiers Fu Manchu  (1965) et Raspoutine, le moine fou  (1966), tous avec Christopher Lee dans le rôle-titre, la star Hammer.

L'Homme qui trompait la mort (Terence Fisher, 1959)

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Entrer dans un film Hammer, une fois que l'on en a vu un certain nombre, est comparable au fait de retourner dans un bar que l'on apprécie, dans lequel on retrouve les mêmes têtes, la même ambiance. C'est un vrai bonheur, surtout quand le tavernier s'appelle Terence Fisher. Après le coup d'éclat de Frankenstein s'est échappé  en 1957 et du  Cauchemar de Dracula  l'année suivante, il reprend pour ce méconnu L'Homme qui trompait la mort , titre alternatif qui reprend fidèlement le titre original, The man who could cheat death ) son fameux Dracula, alias Christopher Lee, dans un rôle solaire mais secondaire, opposé à la nature du ténébreux comte.

Le Cirque des vampires (Robert Young, 1972)

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  Cet Hammer Film est étonnant à plus d'un titre ; voici un film de vampires qui mêle malédiction, épidémie, transformations d'hommes en animaux, inceste, meurtres d'enfants, et possède une charge érotique très prononcée, tout cela dans l'univers étrange du cirque. Ce dernier point est devenu coutumier de la Hammer des années 70, bien plus permissive dans ce registre. Le comte Mitterhaus, vampire de son état, attire à lui les femmes et les enfants du village de Shtettel, qui succombent les uns après les autres. Excédés, les villageois l'exécutent ; avant son dernier souffle, le vampire jette une malédiction sur le village : les enfants paieront le prix fort pour sa résurrection. Quinze ans plus tard, alors que la population de la bourgade est décimée par une mystérieuse épidémie, un cirque s'y installe. Il s'agit en fait de vampires, ou de leurs alliés, qui viennent venger et faire renaître leur compagnon disparu... La trame rappelle celle d'un roman d...

Les Pirates du diable (Don Sharp, 1964)

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  Des pirates espagnols, menés par le capitaine Robeles (Christopher Lee) et temporairement ralliés à l'Armada espagnole, accostent en Angleterre pour réparer leur bateau, abîmé par leur affrontement perdu contre la marine britannique. Ils font cependant croire aux villageois qu'ils ont remporté la bataille et que l'Angleterre est aux mains des espagnols. La résistance s'organise...

Meurtre par procuration (Freddie Francis, 1964)

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  Dans la lignée de la vague des thrillers de la Hammer Film au début des années 60, Meurtre par procuration (Nightmare) trouve sa place. Produit et scénarisé par le chef d'orchestre de cet élan, Jimmy Sangster, le film est en effet une belle curiosité, loin des Dracula et autres Frankenstein , après le succcès de Hurler de peur ( Taste of Fear / Scream of Fear , Seth Holt, 1961).

Paranoïaque (Freddie Francis, 1963)

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Après Maniac , la Hammer Films et le scénariste Jimmy Sangster continuent donc dans la veine des thrillers horrifiques avec Paranoïaque , inspiré des chocs Les Diaboliques (Henri-George Clouzot, 1954) et Psychose (Alfred Hitchcock, 1960).

La Gorgone (Terence Fisher, 1964)

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Bien qu'assez méconnu parmi les films de la Hammer, La Gorgone constitue à plus d'un titre une date importante dans l'histoire de la firme britannique, en plus d'être dotée d'une beauté formelle évidente, et d'une belle ambiance éthérée et romantique. Il s'agit du premier monstre féminin dans la galerie de personnages et créatures fantastiques du studio, comme du premier monstre original après les reprises des classiques Universal Monsters ; enfin, il s'agit de la dernière réunion de la trinité magique de la Hammer : Terence Fisher à la réalisation, Peter Cushing et Christopher Lee au casting. Ah, j'oubliais : la somptueuse Barbara Shelley complète avantageusement la distribution.

Fanatic (Silvio Narizzano, 1965)

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  Dans la lignée des efforts de la Hammer pour se diversifier durant les années 60, Fanatic  (ou Die! Die! My Darling pour son exploitation américaine) propose un récit sous influence avec l'américaine Stefanie Powers et la grande et rare Tallulah Bankhead. Un Hammer atypique et surprenant.

Les Damnés (Joseph Losey, 1963)

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Joseph Losey chez la Hammer : l’association paraît étonnante. Comment le réalisateur, connu pour ses drames, ses films policiers avec une forte dimension sociale et politique, a-t-il trouver le moyen de s’illustrer dans le cinéma de science-fiction ?

Hurler de peur (Seth Holt, 1961)

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  Les films de la firme britannique Hammer restent dans l'histoire du cinéma pour leurs versions des Universal Monsters, aux couleurs vives, au décorum gothique et aux débordements sanglants. Le studio a néanmoins produit d'autres séries de films, certes pas aussi populaires mais non moins réussies : celle, par exemple, des thrillers tortueux à la Psychose , comme Traitement de choc (Val Guest, 1961), Maniac (Michael Carreras, 1961) ou encore Paranoïaque (Freddie Francis, 1963). Hurler de peur est l'un des tout premiers, et, affirmons-le sans détour, le meilleur.

Maniac (Michael Carreras, 1963)

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Au début des années 60, la Hammer Film inaugure une vague des thrillers qui détonne avec leurs adaptations de Dracula et Frankenstein . Hurler de peur (Seth Holt, 1961), Traitement de choc (Val Guest, 1961) Paranoïaque (Freddie Francis, 1963) ou encore Fanatic (Silvio Narizzano, 1965) font partie de cette orientation parallèle, chapeautée par le scénariste Jimmy Sangster. Si Maniac n'est pas le meilleur du lot, il offre malgré tout des moments de tension dignes d'intérêt. Dans le sud de la France, un maniaque agresse sexuellement Annette (Liliane Brousse) ; dans un accès de rage, son père tue brutalement le criminel (un chalumeau lui permet de réaliser sa sinistre besogne) et est enfermé à l'asile. Quelque temps plus tard, Geoff Farrell (Kerwin Mathews) arrive en Camargue, et tombe sous le charme d'Annette. Eve (Nadia Gray), la belle-mère d'Annette, ne le laisse pas indifférent non plus... Geoff Farrell en fâcheuse posture (Donald Houston, Kerwin Mathews)...

Visa pour Canton (Michael Carreras, 1960)

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Michael Carreras aime l'aventure, la science-fiction et le suspense. Il est moins intéressé par l'horreur gothique ; c'est pourtant le genre qui a fait les plus grands succès du studio dont il aura la charge à partir de 1971. Les histoires exotiques, qui transportent le spectateur aux quatre coins du globe, voilà le cinéma de Carreras ; cela a certainement dû être une raison suffisante pour prendre les rênes de Visa pour Canton , alors même qu'un autre cinéaste devait tenir ce poste, comme cela se reproduira plusieurs fois pour Carreras (notamment pour Le Peuple des abîmes , 1968 ou La Momie sanglante , 1971).

Dans les griffes de la momie (John Gilling, 1967)

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Encore une momie ? Hé oui ! Hammer Film continue la saga avec un troisième film, qui intervient après La Malédiction des pharaons de Terence Fisher (1959) et Les Maléfices de la momie (Michael Carreras, 1964), déjà moins inspiré. John Gilling, un des grands réalisateurs à avoir œuvré à la Hammer, est aux commandes.

Les Maléfices de la momie (Michael Carreras, 1964)

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Après Frankenstein , Dracula et le loup-garou , relectures des Universal Monsters, la Hammer Films continue sur sa lancée avec un cycle "momies" commençant par  La Malédiction des pharaons (The Mummy, 1959) réalisé par Terence Fisher, avec Christopher Lee et Peter Cushing, la Dream Team de la firme. Ce n'est que cinq ans plus tard qu'un nouvel opus est produit, scénarisé et réalisé par Michael Carreras.

La Momie sanglante (Seth Holt et Michael Carreras, 1971)

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Production Hammer tardive, La Momie sanglante ( Blood From the Mummy's Tomb ) avait certainement des atouts dans sa manche. Mais par un concours du destin particulièrement retors, rien ne se passa comme prévu. Seth Holt, qui réalisa quelques années auparavant  Hurler de peur ( Taste of Fear , 1961) pour la Hammer, mais aussi Confession à un cadavre ( The Nanny , 1965), obtient la direction du film. Le studio engage alors Valerie Leon, dont c'est le premier rôle majeur au cinéma. Son physique détonnant fit plus tard les belles heures des séries télévisées Le Saint ( The Saint , 1962-1969) et de Chapeau melon et bottes de cuir ( The Avengers , 1961-1969). Elle devint James Bond Girl pour L'Espion qui m'aimait (Lewis Gilbert, 1977) et Jamais plus jamais , le James Bond dissident, remake d' Opération Tonnerre , avec un Sean Connery vieillissant. Ce premier rôle fut néanmoins contrarié par le redoublage vocal intégral de sa prestation par Olive Gregg ; cet...

Le Peuple des abîmes (Michael Carreras et Leslie Norman, 1968)

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Parfois, il existe des films dont l'idée même paraît très bonne : extravagante, exotique, bref, excitante. Puis le résultat n'est pas à la hauteur de l'attente, ou de son plein potentiel. Cet enchaînement correspond assez bien au film que Michael Carreras réalise pour la Hammer Film en 1968. Il a connu une genèse contrariée, et mérite que l'on s'y attarde aujourd'hui.

Les Deux visages du docteur Jekyll (Terence Fisher, 1960)

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Le docteur Henry Jekyll veut mettre au jour la face cachée de l'âme humaine, celle qui serait libérée des chaînes de la bien-pensance et des conventions. Rejeté par la profession, il teste sa formule sur lui-même, laissant ainsi s'exprimer son double opposé en tous points, Edward Hyde.