Articles

Affichage des articles associés au libellé horreur

Phantom of the Paradise (Brian De Palma, 1974)

Image
Faust, le fantôme de l’opéra et Oscar Wilde revisités à la sauce De Palma : avec son esthétique très seventies et ses multiples débordements (musique punk, orgie, personnages monstrueux), Phantom of the Paradise a été rapidement propulsé œuvre culte par toute une génération de cinéphiles. Qu’en reste t-il aujourd’hui ?

Frankenstein s'est échappé (Terence Fisher, 1957)

Image
Le baron Frankenstein, assisté par son précepteur et ami Paul Krempe, veut franchir la barrière scientifique ultime : créer un être vivant. Pour la première fois, la couleur s'invite dans le récit, déjà maintes fois porté à l'écran, de la créature de Frankenstein. Avec ce film, la petite firme familiale créée par Will Hinds (ou Will "Hammer", de son nom de scène) et Enrique Carrerras, va marquer un grand coup dans l'histoire.

Le Cauchemar de Dracula (Terence Fisher, 1958)

Image
  La relecture du cycle fantastique de Universal made in Hammer Film trouve avec ce Cauchemar de Dracula  ( Dracula ou Horror of Dracula aux USA) une forme d'achèvement. Peter Cushing et Christopher Lee (Van Helsing/Dracula), duo déjà connu à l'écran par Frankenstein s'est échappé  ( The Curse of Frankenstein ) sorti l'année précédente, débutent ici un combat qui se poursuivra dans de nombreuses suites. Le succès de Frankenstein s'est échappé  a scellé la destinée du petit studio familial de Bray : après Frankenstein, Dracula s'impose comme une évidence. Le projet est annoncé par voie de presse dès le 27 juillet 1957, deux mois après la sortie en salles britannique de Frankenstein...  Adaptation du livre de Bram Stoker, le film montre plusieurs altérations d'importance par rapport au matériau d'origine. Jonathan Harker (John Van Heyssen) y est un collègue de Van Helsing, bien au fait du vampirisme, tâchant d'anéantir Dracula, se faisant passer...

Le Fantôme de l'opéra (Terence Fisher, 1962)

Image
  Après les succès sans précédent des réinterprétations des Universal Monsters signées Hammer Film Productions ( Frankenstein s'est échappé , Le Cauchemar de Dracula , La Malédiction des pharaons et La Nuit du loup-garou ), Le Fantôme de l'opéra s'insère tout naturellement dans cette logique. Pour autant, et malgré la présence de Terence Fisher, réalisateur de tous les films pré-cités, et l'intérêt -éphémère- d'une star d'Hollywood, cette nouvelle adaptation du roman de Gaston Leroux ne réussira pas à se hisser au niveau de ses prédécesseurs, à l'aune de son succès critique, tout relatif, comme public.  Pour cette nouvelle incursion dans la rénovation des classiques Universal, c'est Anthony Hinds, sous le pseudonyme de John Elder, qui se charge du scénario, ce dernier s'inspirant du film de 1943 avec Claude Rains, plutôt que du roman. L'idée de cette adaptation date vraisemblablement de la fin des années 50, mais c'est finalement Cary Grant...

L'Homme qui trompait la mort (Terence Fisher, 1959)

Image
Entrer dans un film Hammer, une fois que l'on en a vu un certain nombre, est comparable au fait de retourner dans un bar que l'on apprécie, dans lequel on retrouve les mêmes têtes, la même ambiance. C'est un vrai bonheur, surtout quand le tavernier s'appelle Terence Fisher. Après le coup d'éclat de Frankenstein s'est échappé  en 1957 et du  Cauchemar de Dracula  l'année suivante, il reprend pour ce méconnu L'Homme qui trompait la mort , titre alternatif qui reprend fidèlement le titre original, The man who could cheat death ) son fameux Dracula, alias Christopher Lee, dans un rôle solaire mais secondaire, opposé à la nature du ténébreux comte.

Le Cirque des vampires (Robert Young, 1972)

Image
  Cet Hammer Film est étonnant à plus d'un titre ; voici un film de vampires qui mêle malédiction, épidémie, transformations d'hommes en animaux, inceste, meurtres d'enfants, et possède une charge érotique très prononcée, tout cela dans l'univers étrange du cirque. Ce dernier point est devenu coutumier de la Hammer des années 70, bien plus permissive dans ce registre. Le comte Mitterhaus, vampire de son état, attire à lui les femmes et les enfants du village de Shtettel, qui succombent les uns après les autres. Excédés, les villageois l'exécutent ; avant son dernier souffle, le vampire jette une malédiction sur le village : les enfants paieront le prix fort pour sa résurrection. Quinze ans plus tard, alors que la population de la bourgade est décimée par une mystérieuse épidémie, un cirque s'y installe. Il s'agit en fait de vampires, ou de leurs alliés, qui viennent venger et faire renaître leur compagnon disparu... La trame rappelle celle d'un roman d...

La Tombe de Ligeia (Roger Corman, 1964)

Image
Verden Fell (Vincent Price) est un homme brisé par la mort de son épouse, Ligeia. Il rencontre alors Rowena (Elizabeth Sheperd), une jeune femme ressemblant étrangement à sa défunte épouse. Plus étrange encore, la présence de Ligeia ne semble pas avoir complètement quitté les lieux...

Les Vampires (Riccardo Freda et Mario Bava, 1957)

Image
Commencé par Freda et terminé dans l'urgence par Mario Bava suite à la défection surprise du réalisateur en titre, Les Vampires marque une date dans l'histoire du cinéma d'horreur et d'épouvante. Considéré comme le premier film d'horreur post-seconde guerre mondiale, son esthétique gothique, ses personnages et son scénario ont influencés de nombreux cinéastes.

Martin (George A. Romero, 1977)

Image
 Juste avant de donner une suite à sa séminale Nuit des Morts-vivants , Romero va réaliser une histoire de vampires pas comme les autres ; on y voit Martin, 17 ans, sévir dans un train de nuit, et boire le sang d’une jeune femme qu’il a préalablement endormie. Il va être recueilli par son oncle, persuadé d'être un vampire ; la porte de sa chambre est ainsi gardée par un chapelet de gousses d’ail. Le jeune homme paraît introverti et asocial, vivant mal son adolescence. Ses actes de violence, minutieusement préparés, semblent liés au désir qu’il éprouve pour les femmes, et à son incapacité à le gérer. Martin est finalement juste un jeune homme que cette période de la vie bouleverse : si son oncle, embourbé dans ses croyances superstitieuses, pense qu’il est véritablement un vampire, Martin lui semble conscient de sa condition : il est malade.

Le Masque de la mort rouge (Roger Corman, 1964)

Image
 Le prince Prospero (Vincent Price) tyrannise les villageois de son fief, en Italie. Adepte de la sorcellerie, il a prêté allégeance à Satan, tout comme son épouse Juliana (Hazel Court). Cependant, un homme vêtu de rouge apparaît à une vieille femme : il prophétise la fin de règne de Prospero. Avec lui arrive la mort rouge, qui tue instantanément les contaminés. Prospero continue, pendant ce temps, à organiser des festivités dans son château pour les nobles des alentours. 

Spider Baby (Jack Hill, 1967)

Image
Que voilà un film atypique ! Pour une somme modique (environ 65 000 dollars), le réalisateur Jack Hill trousse avec Spider Baby une comédie d'horreur en forme de macabre train fantôme,  sur laquelle plane constamment une ombre envahissante : celle de l'étrangeté la plus perturbante.

La Malédiction d'Arkham (Roger Corman, 1963)

Image
1765. Joseph Curwen (Vincent Price) adepte de la sorcellerie, veut sacrifier une jeune fille à un démon des profondeurs. Des villageois l'en empêchent ; mourant, Curwen maudit la population d'Arkham, promettant de les persécuter par-delà la mort. Cent ans plus tard, son descendant, Charles Dexter Ward, ressemblant comme deux gouttes d'eau à son aïeul, arrive à Arkham accompagné de son épouse, Ann (Debra Paget), pour prendre possession de son héritage.

Piranhas (Joe Dante, 1978)

Image
Piranhas , le deuxième long-métrage de Dante, est réalisé pour la firme de Roger Corman, New World Pictures, et constitue une relecture sarcastique des Dents de la mer de Spielberg, sorti en 1975. Si Universal tente de faire obstacle au film, alors que doit sortir Jaws 2 , Spielberg lui-même calme le jeu en n'y voyant qu'une parodie.

L'Enfant du diable / The Changeling (Peter Medak, 1980)

Image
  Les films de maisons hantées sont nombreux, et certains d'entre eux sont reconnus comme des classiques du septième art : La Maison du diable (Robert Wise, 1960), Les Innocents (Jack Clayton, 1961), Shining (Stanley Kubrick, 1980) ou Poltergeist  (Tobe Hooper, 1982). Il y a en d'autres qui, sans avoir reçu les honneurs de la critique, méritent qu'on s'y attardent. L'Enfant du diable est de ceux-là.

Carrie au bal du diable (Brian De Palma, 1976)

Image
  Après les chocs cinématographiques que furent Phantom of the Paradise (1974) et Obsession (1976), De Palma continue sur sa lancée pour livrer une adaptation du premier roman de Stephen King, qui reste encore aujourd'hui comme l'une des plus réussies.

Les Oiseaux (Alfred Hitchcock, 1963)

Image
Les oiseaux reste aujourd'hui l'un des films les plus emblématiques de la carrière prolifique de celui qu'on appelle le "Maître du suspense". Logique, en ce sens qu'il condense à merveille ce qui fait le style Hitchcock. Combinant une love-story bien amenée, des séquences de suspense et de violence, des effets spéciaux étonnants, réunis autour d'une idée à la simplicité terrifiante -du jour au lendemain, des oiseaux attaquent mortellement des êtres humains-, le film fait preuve encore aujourd'hui d'une puissance assez peu commune pour nous convaincre de son postulat invraisemblable. Les paysages de campagne de Bodega Bay, près de San Francisco (où Hitchcock avait tourné quelques années auparavant l'inoubliable Sueurs Froides ( Vertigo , 1958) sont magnifiques. Une atmosphère de prime abord plutôt paisible, qui va rapidement tourner au cauchemar... Du roman de Rebecca DuMaurier, il ne reste pas grand chose, sinon l'idée de base...

L'Halluciné (Roger Corman, 1963)

Image
  Alors qu'il vient de terminer Le Corbeau ( The Raven , 1963), avec Vincent Price et Boris Karloff, Roger Corman dispose du décor du film (un château gothique) pour deux jours supplémentaires. Karloff peut rester deux jours supplémentaires également, tout comme Jack Nicholson. Corman décide de tirer partie de son avance et des économies réalisées pour tourner un nouveau film dans le temps imparti. 

L'Empire de la terreur (Roger Corman, 1962)

Image
L'Empire de la terreur , quatrième itération des adaptations d'Edgar Allan Poe par Roger Corman, est un film à sketches compilant trois histoires : Morella dans lequel une jeune fille (Maggie Pierce) rend visite à son père (Vincent Price) après des années d'absence ; elle trouve une maison à l'abandon et son père perdu dans le souvenir de sa femme décédée. Puis, c'est au tour du Chat noir (avec Vincent Price et Peter Lorre), un des récit les plus connus de Poe et enfin, La Vérité sur le cas de M. Valdemar , où l'on retrouve Vincent Price, Basil Rathbone et Debra Paget. Le film est marqué par le sceau du changement. Corman voyait la routine s'installer -une routine qui ne déplaisait pas le moins du monde à American International Pictures (AIP) au vu des profits engrangés, bien au contraire- et souhaitait faire évoluer la formule. C'est ainsi que Corman choisi la forme de l'omnibus -une suite de plusieurs histoires indépendantes-, ce qui permetta...

Un baquet de sang (Roger Corman, 1959)

Image
Walter Paisley (Dick Miller, habitué des productions Corman vu plus tard dans L'Enterré vivant , La Petite boutique des horreurs ou L'Halluciné ), serveur dans un café, aimerait être un artiste : enivré par les discours fougueux d'un poète lors d'une soirée bien arrosée, entouré des beatniks, il décide de se mettre à la sculpture et achète de la glaise. Le problème ? Il n'a aucun talent. 

L'Enterré vivant (Roger Corman, 1962)

Image
  Guy Carrell (Ray Milland) a une peur phobique, obsessionnelle : celle d’être enterré vivant. Et, même si une jeune fille (Hazel Court) lui témoigne son envie de se marier et de vivre avec lui, il repousse cette idée comme il pressent sa fin proche, et peut-être afin de ne pas perpétrer une sorte de malédiction familiale diffuse. Après La Chute de la maison Usher et La Chambre des tortures , voici chroniqué aujourd'hui L'Enterré vivant . Il s'agit du troisième film du cycle Edgar Poe réalisé par Roger Corman ; le seul sans Vincent Price. Ray Milland joue de façon plus mesurée, plus effacée que Price. Pourquoi ? Il faut remonter un peu en arrière pour bien saisir les tenants et aboutissants de l'affaire. Le rapports entre Corman et American International Pictures (AIP) s'étaient quelque peu détériorées lors du tournage du précédent film, Corman et AIP ne s'étant pas entendus sur les émoluments de Corman. Le réalisateur partit donc faire affaire avec Path...