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Yakuza (Sydney Pollack, 1974)

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      Giri . Obligation morale, fardeau, parfois même Dieu : c’est la définition qui nous est donnée de ce mot dans le film, sans équivalent littéral dans d’autres langues. C’est aussi le cœur de son propos, qui nous plonge dans un Japon où les traditions ne veulent pas céder face à la modernité du monde qui les entourent. 

Menaces dans la nuit (John Berry, 1951)

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Il fallait être pas loin de fou, vu l’implacable chasse aux sorcières qui sévissait alors, pour mettre sur pied un film comme Menaces dans la nuit : à l'aide d'une équipe quasi intégralement connue pour ses sympathies communistes, John Garfield et Bob Roberts, avec leur société de production nouvellement créée, voulaient à tout prix faire un film en marge de l'esthétique et de la morale traditionnelle des studios hollywoodiens. Et He ran all the way (son titre original bien plus parlant) allait incarner cela.

Nightfall / Poursuites dans la nuit (Jacques Tourneur, 1957)

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Nightfall , produit à la fin de la longue traîne du film noir (les derniers avatars classiques en seront l'excellent Sueurs Froides ( Vertigo ) d'Hitchcock, et Traquenard ( Party Girl ) de Nicolas Ray en 1958, déjà un brin "mutants"), possède un certain nombre de singularités qui permettent de le démarquer d'un ensemble à la fois vague -le film noir est plus un esprit, une sensibilité- que parfaitement étudié.

Woman on the Run / Dans l'ombre de San Francisco (Norman Foster, 1950)

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Woman on the Run , devenu Dans l'ombre de San Francisco lors de sa sortie en salles françaises, est un petit classique du film noir ; il brille par une facture visuelle de premier ordre, qui rappelle les composition et les raccords vus chez Orson Welles. Le grand chef opérateur Hal Mohr est également de la partie, avec à son actif de grands films de l'âge d'or d'Hollywood, tels Le Chanteur de Jazz (Alan Crosland, 1927), Capitaine Blood (Michael Curtiz, 1935), ou L'Ange des maudits (Fritz Lang, 1953). La maîtrise de l'équipe technique, ainsi que les dialogues percutants vraisemblablement réécrits au jour le jour par Norman Foster et Alan Campbell, animés par un très bon duo d'acteurs (Ann Sheridan, un peu sur le retour en 1950, et Dennis O'Keefe, qu'on avait remarqué dans les deux polars de Anthony Mann, La Brigade du suicide et Marché de brutes ), scelle la grande qualité du film ; qualité passée en grande partie inaperçue pendant l'exploita...

L'Emprise du crime (Lewis Milestone, 1946)

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Enfant, Martha (Barbara Stanwick) tue accidentellement sa tante, un maquillage du crime par son propre éducateur lui permettant de passer entre les mailles du filet. Le fils de l’éducateur, Walter (Kirk Douglas), amoureux de Martha, l’épousera alors que l’on retrouve les personnages à l’âge adulte. 

À bout portant (Don Siegel, 1964)

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Remake du film Les Tueurs (1946) de Robert Siodmak, plus qu’une nouvelle adaptation de la nouvelle d’Hemingway dont Siegel ne conserve quasiment rien, À bout portant est un récit nihiliste s’apparentant au film noir. La meilleure idée du film est de donner le premier rôle aux deux tueurs, qui mènent eux-mêmes l’enquête sur l’homme qu’ils ont assassiné par contrat. Plus particulièrement, le personnage de Charlie (Lee Marvin), monolithique tueur plus tout jeune préoccupé par la mort. Pourquoi Johnny North (John Cassavetes), l’homme qu’ils ont abattu, les a attendu sans résister alors qu’il se savait la cible d’une mort certaine et violente ? Également au cœur du questionnement de la nouvelle et du film de Siodmak, cet axe donne au film une belle dynamique, même s’il ne s’agit plutôt que d’un MacGuffin, un prétexte dont la réponse ne servira qu’à mettre en valeur la destinée de tout un microcosme.  Même si tous les codes du film noir ne sont pas de mise (la totalité du mé...

Le Démon des armes / Gun Crazy (Joseph H. Lewis, 1950)

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Après le coup éditorial du noël 2012 (l'édition limité à 5 000 exemplaires de La Nuit du chasseur , épuisée très rapidement), Wild Side a de nouveau tenté un pari un peu fou avec l'édition livre + Blu-ray + DVD dédiée à Gun Crazy (film sorti en salles à l'époque sous le titre Le Démon des armes ), aux alentours de noël 2013. 

L'Invraisemblable vérité (Fritz Lang, 1956)

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Film jumeau de La Cinquième victime , L'invraisemblable vérité sort la même année, et conserve un petit rôle pour les médias, grand thème du précédent métrage. Ceux-ci vont relater avec moult détails le périple judiciaire que vit Tom Garrettt, ancien journaliste qui, montrer les dysfonctionnements de l'appareil judiciaire, crée les preuves de son implication dans le meurtre d'une jeune femme. 

La Cinquième victime (Fritz Lang, 1956)

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Wild Side Video gâtait vraiment son public avec ce double programme consacré à Fritz Lang, comme ce fut déjà le cas pour la première -et, devrais-je dire, historique- livraison de leur collection Classics Confidential ; cette dernière était consacrée à deux films jumeaux de Lang, La Rue rouge et La Femme au portrait , deux films avec Edward G. Robinson. 

Armored Car Robbery (Richard Fleischer, 1950)

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Dans la grande nébuleuse du film noir, le caper-movie , ou film de hold-up, occupe une part non négligeable et très caractéristique du genre. Son mètre-étalon, Quand la ville dort , que John Huston réalise en 1950, sort la même année que Armored Car Robbery , modeste série B produite par RKO . Sa faible durée (une heure et sept minutes au compteur), induite par ces conditions de production, en font un récit resserré, où chaque bloc scénaristique vient s’enchâsser dans le précédent avec une vitesse hallucinante. 

Le Port de la drogue (Samuel Fuller, 1953)

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Péché mortel (John M. Stahl, 1945), Laura (Otto Preminger, 1946), Le Carrefour de la mort (Henry Hathaway, 1947)... La Fox a déjà produit certains des plus beaux titres de ce que la critique française nommera a posteriori Film noir. Pickup on South Street marque un autre sommet du genre, combinant une scénario filant à toute allure filmée par la caméra mobile de Fuller, un New-York vivant et une distribution impeccable. Pickup on South Street (oublions de sitôt son titre français et sa version française hors-sujet, Le Port de la drogue , choisi pour ne pas froisser le parti communiste français de l'époque), c'est d'abord Richard Widmark, remarqué dans quelques grands films de la Fox les années précédentes : Le Carrefour de la mort déjà cité, La Ville abandonnée (William Wellman, 1948) et surtout Les Forbans de la nuit (Jules Dassin, 1950), qui lui offrait un premier rôle dans lequel il faisait des merveilles. Visage osseux, front haut et sourire en coin, il a l'a...

La Forêt pétrifiée (Archie Mayo, 1936)

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  Parfois, rien que le titre du film vous donne envie de le visionner. Quelque chose de poétique se cache sous cette forêt pétrifiée. La note d'intention du film est lancée : il s'agira d'un métrage à haute teneur littéraire. 

Le Faucon maltais (John Huston, 1941)

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  Lorsqu'on remonte aux origines de ce que les critiques français ont appelé Film Noir, on parle en réalité de plusieurs éléments qui ont inspiré, puis contribué à identifier un ensemble de films divers. Cela va de l'expressionnisme allemand au réalisme poétique, du roman noir aux films criminels des années 30. Un film américain, Stranger on the Third Floor (1940), le premier de Boris Ingster, marque les débuts du genre. Mais, au sortir de la seconde guerre mondiale, lorsque le public français découvrir en bloc la production cinématographique qui leur avait échappé, c'est Le Faucon maltais , premier film de John Huston, qui marque les esprits, et établit pour les années qui suivirent les standards de l'un des genres les plus emblématiques du cinéma américain.