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Le Rôdeur (Joseph Losey, 1951)

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 Susan Gilvray (Evelyn Keyes) vit seule dans sa maison de Los Angeles pendant que son mari travaille de nuit pour la radio. Effrayée par un prétendu rôdeur, elle appelle la police. Parmi les deux policiers qui viennent la rassurer sans trouver trace du personnage indésirable, l'officier Webb Garwood (Van Heflin) revient régulièrement au domicile de la jeune femme... Le Rôdeur a souffert de la chasse aux sorcières, la traque des affinités communistes chez les gens de cinéma par la HUAC (House of Un-American Activities Committee). Le plus célèbre des Hollywood Ten, ceux qui furent convoqués par l'administration pour donner des noms, fut le scénariste Dalton Trumbo, officiellement blacklisté de toute production cinématographique. Pour autant, il ne cessera pas de travailler, enchaînant même le plus grand nombres de contrats possibles, acceptant des salaires ridicules n'ayant qu'un lointain rapport avec sa notoriété. Il n’apparaît alors pas au générique, laissant la place...

Silent Running (Douglas Trumbull, 1972)

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En 1968, Stanley Kubrick sort son grand œuvre, 2001 : l'odyssée de l'espace , un achèvement cinématographique notamment célébré pour ses remarquables effets spéciaux. Il remportera le seul Oscar de toute sa carrière, au titre des "Meilleurs effets visuels", lors de l'édition 1969. Avec le cinéaste, c'est un passionné des sciences et techniques de l'innovation, passé par la NASA, qui va mettre au point ces effets spectaculaires : Douglas Trumbull. Il a alors déjà dans l'idée de réaliser son propre film de science-fiction, en s'éloignant du côté clinique de la vision de Kubrick. Entre temps, il saisira l'opportunité de travailler sur Le Mystère Andromède (Robert Wise, 1971). Silent Running conte le voyage interstellaire de trois astronautes en charge de maintenir en vie un environnement naturel de plantes et d'arbres, sur un ensemble de vaisseaux spécialement équipés autour de Saturne. Dans un futur où la Terre, épuisée par l'exploitati...

Phantom of the Paradise (Brian De Palma, 1974)

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Faust, le fantôme de l’opéra et Oscar Wilde revisités à la sauce De Palma : avec son esthétique très seventies et ses multiples débordements (musique punk, orgie, personnages monstrueux), Phantom of the Paradise a été rapidement propulsé œuvre culte par toute une génération de cinéphiles. Qu’en reste t-il aujourd’hui ?

Frankenstein s'est échappé (Terence Fisher, 1957)

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Le baron Frankenstein, assisté par son précepteur et ami Paul Krempe, veut franchir la barrière scientifique ultime : créer un être vivant. Pour la première fois, la couleur s'invite dans le récit, déjà maintes fois porté à l'écran, de la créature de Frankenstein. Avec ce film, la petite firme familiale créée par Will Hinds (ou Will "Hammer", de son nom de scène) et Enrique Carrerras, va marquer un grand coup dans l'histoire.

Le Cauchemar de Dracula (Terence Fisher, 1958)

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  La relecture du cycle fantastique de Universal made in Hammer Film trouve avec ce Cauchemar de Dracula  ( Dracula ou Horror of Dracula aux USA) une forme d'achèvement. Peter Cushing et Christopher Lee (Van Helsing/Dracula), duo déjà connu à l'écran par Frankenstein s'est échappé  ( The Curse of Frankenstein ) sorti l'année précédente, débutent ici un combat qui se poursuivra dans de nombreuses suites. Le succès de Frankenstein s'est échappé  a scellé la destinée du petit studio familial de Bray : après Frankenstein, Dracula s'impose comme une évidence. Le projet est annoncé par voie de presse dès le 27 juillet 1957, deux mois après la sortie en salles britannique de Frankenstein...  Adaptation du livre de Bram Stoker, le film montre plusieurs altérations d'importance par rapport au matériau d'origine. Jonathan Harker (John Van Heyssen) y est un collègue de Van Helsing, bien au fait du vampirisme, tâchant d'anéantir Dracula, se faisant passer...

Le Fantôme de l'Opéra (Terence Fisher, 1962)

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  Après les succès sans précédent des réinterprétations des Universal Monsters signées Hammer Film Productions ( Frankenstein s'est échappé , Le Cauchemar de Dracula , La Malédiction des pharaons et La Nuit du loup-garou ), Le Fantôme de l'Opéra s'insère tout naturellement dans cette logique. Pour autant, et malgré la présence de Terence Fisher, réalisateur de tous les films pré-cités, et l'intérêt -éphémère- d'une star d'Hollywood, cette nouvelle adaptation du roman de Gaston Leroux ne réussira pas à se hisser au niveau de ses prédécesseurs, à l'aune de son succès critique, tout relatif, comme public.  Pour cette nouvelle incursion dans la rénovation des classiques Universal, c'est Anthony Hinds, sous le pseudonyme de John Elder, qui se charge du scénario, ce dernier s'inspirant du film de 1943 avec Claude Rains, plutôt que du roman. L'idée de cette adaptation date vraisemblablement de la fin des années 50, mais c'est finalement Cary Grant...

Le Baiser du vampire (Don Sharp, 1963)

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Chez la Hammer Film, il y a les cinéastes et les œuvres révérés, considérés comme majeurs, et les autres. Terence Fisher, John Gilling ou Roy Ward Baker en sont incontestablement les chefs de file. Don Sharp, lui, est définitivement un des "autres", loin de cette sphère auréolée, malgré une indéfectible fidélité envers la firme, et de bons films à son actif. On lui doit ainsi  Les Pirates du diable  (1964), les premiers Fu Manchu  (1965) et Raspoutine, le moine fou  (1966), tous avec Christopher Lee dans le rôle-titre, la star Hammer.

L'Homme qui trompait la mort (Terence Fisher, 1959)

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Entrer dans un film Hammer, une fois que l'on en a vu un certain nombre, est comparable au fait de retourner dans un bar que l'on apprécie, dans lequel on retrouve les mêmes têtes, la même ambiance. C'est un vrai bonheur, surtout quand le tavernier s'appelle Terence Fisher. Après le coup d'éclat de Frankenstein s'est échappé  en 1957 et du  Cauchemar de Dracula  l'année suivante, il reprend pour ce méconnu L'Homme qui trompait la mort , titre alternatif qui reprend fidèlement le titre original, The man who could cheat death ) son fameux Dracula, alias Christopher Lee, dans un rôle solaire mais secondaire, opposé à la nature du ténébreux comte.

Belladonna (Eiichi Yamamoto, 1973)

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  Jeanne, abusée par le seigneur de son village, pactise avec le Diable dans l'espoir d'obtenir vengeance. Métamorphosée par cette alliance, elle se réfugie dans une étrange vallée, la Belladonna…

La Diablesse aux mille visages (Chung Chang-wha, 1969)

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  Quelques années avant le succès planétaire de La Main de fer , le réalisateur coréen Chun Chang-wha réalise pour le compte de la Shaw Brothers cette comédie d'action érotisante qu'est La Diablesse aux mille visages. S'inspirant ouvertement des Fantômas de Hunnebelle pour le personnage principal et la trame narrative, puis des James Bond pour le visuel riche et grandiloquent, le réalisateur signe une bande pop en diable, dignement épaulée par une partition jazzy.

L'Aventure du Poséidon (Ronald Neame, 1972)

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Rejeton classique du genre film catastrophe, ayant eu ses beaux jours principalement dans les années 70, bien qu'un nombre incalculable de films aient utilisé avant -et depuis- un événement de type catastrophe dans le cours de leur récit. L’Aventure du Poséidon voit la mer se déchaîner -via un tremblement de terre sous-marin-, ce qui aura pour effet de retourner complètement le navire du titre. Avant cela, le spectateur aura tout loisir d'assister à moult psychodrames...

Le Cirque des vampires (Robert Young, 1972)

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  Cet Hammer Film est étonnant à plus d'un titre ; voici un film de vampires qui mêle malédiction, épidémie, transformations d'hommes en animaux, inceste, meurtres d'enfants, et possède une charge érotique très prononcée, tout cela dans l'univers étrange du cirque. Ce dernier point est devenu coutumier de la Hammer des années 70, bien plus permissive dans ce registre. Le comte Mitterhaus, vampire de son état, attire à lui les femmes et les enfants du village de Shtettel, qui succombent les uns après les autres. Excédés, les villageois l'exécutent ; avant son dernier souffle, le vampire jette une malédiction sur le village : les enfants paieront le prix fort pour sa résurrection. Quinze ans plus tard, alors que la population de la bourgade est décimée par une mystérieuse épidémie, un cirque s'y installe. Il s'agit en fait de vampires, ou de leurs alliés, qui viennent venger et faire renaître leur compagnon disparu... La trame rappelle celle d'un roman d...

Batman contre le fantôme masqué (Eric Radomski et Bruce Timm, 1993)

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 Après la sortie retentissante du premier volet cinématographique de Batman signé Tim Burton, la Warner initie une série télé adaptée de cet univers. Grâce à l’équipe créative dirigée par Bruce Timm, elle restera dans les annales comme une série résolument adulte, sombre sur le fond comme sur la forme (le concept de départ, abandonné par la suite, étant de dessiner non pas sur des feuilles blanches mais sur un fond noir). S’inspirant de l’univers gothique dépeint dans le film de Burton, elle se révèle très fidèle aux aventures de Batman dans les comics depuis les années 40. Devant le succès de la série, et après le deuxième volet de Tim Burton qui n’a pas plu aux pontes de Warner, sort Batman contre le fantôme masqué -ou Batman : Mask of the Phantasm , titre aux consonances oniriques plus en phase avec le ton du film. Batman se retrouve aux prises avec un mystérieux tueur en série aux apparitions théâtrales, qui ne sont pas sans rappeler les siennes. Les bandits le confondent dan...

La Forteresse noire (Michael Mann, 1983)

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En 1941, des soldats allemands investissent un étrange domaine fortifié en Roumanie. Attirés par un mur serti de croix en nickel, des soldats dessellent l'une d'entre elles et libèrent un mal antédiluvien.

She-Wolf of London (Jean Yarbrough, 1946)

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  Le Loup-garou a connu quelques suites, occasionnant des rencontres avec les autres Universal Monsters, et notamment une belle trilogie : Frankenstein rencontre le loup-garou (Roy William Neill, 1943), La Maison de Frankenstein et La Maison de Dracula (Erle C. Kenton, 1944 et 1945). Après cette série de films survient ce drôle de She-Wolf of London . Universal n'hésite pas, en effet, à l'inclure dans le cycle (voir le coffret Wolfman Legacy , repris par Elephant Films sur notre territoire), et le livre référence en la matière ( Universal Horrors, The Studio's Classic Films, 1931-1946 / Tom Weaver, Michael Brunas et John Brunas) lui consacre également un chapitre. Pourtant, il n'est pas permis d'en douter : nous n'avons pas à faire à un film de monstres Universal, malgré la présence du maquilleur Jack Pierce au générique. Mais qu'est-ce c'est que cette histoire ?

Les Trois jours du Condor (Sydney Pollack, 1975)

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Qui suis-je ?  Digne film d’espionnage, adaptation d’un roman de James Grady, le film de Sydney Pollack est tout à fait cohérent avec le corpus dédié au genre dans les années 70. Aliénation, paranoïa, complot au plus haut niveau d’un État gangrené de l’intérieur, solitude désespérée, statut d’anti-héros. Dans les décennies précédentes, Robert Redford aurait certainement interprété le rôle tel un agent secret bondissant et invincible, alors qu’ici il travaille pour la CIA mais "n’est pas espion". Son plan d’introduction, le montrant à cheval sur son Solex, habits dépareillés et négligés compris, est clair quant à son statut : il n’est pas cet homme d’action submergé de classe et tellement superficiel. C’est un personnage similaire que l’on verra dans Marathon Man (interprété par Dustin Hoffman, qui formera avec Redford le duo d'anthologie des Hommes du Président ). Les années 70 avaient besoin d'un retour au réel, mais pas forcément de réalisme : c’est da...

Yakuza (Sydney Pollack, 1974)

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      Giri . Obligation morale, fardeau, parfois même Dieu : c’est la définition qui nous est donnée de ce mot dans le film, sans équivalent littéral dans d’autres langues. C’est aussi le cœur de son propos, qui nous plonge dans un Japon où les traditions ne veulent pas céder face à la modernité du monde qui les entourent. 

Alice au pays des merveilles (Clyde Geronimi, Wilfred Jackson et Hamilton Luske, 1951)

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 L’adaptation du roman éponyme de Lewis Carroll (et de sa suite, De l’autre côté du miroir ) fait partie de mon panthéon personnel des plus beaux films d’animation qu’on pu nous offrir les studios Disney au fil des années. Walt Disney entretient une longue histoire avec ce récit, lui qui a consacré ses tous premiers court métrages au personnage d’Alice. En effet, à la création du studio qui porte son nom, les premiers films produits lors de la création des Studio Disney sont les Alice Comedies , des courts métrages inventifs mêlant acteurs (la jeune Virginia Davis dans le rôle-titre) et dessins animés -décors, personnages fantastiques. Par le nombre de courts qu’il réalise, une soixantaine jusqu’en 1927, on comprend l’attachement qui le lie à l’univers absurde et délirant créé par Lewis Carroll, permettant toutes les excentricités et inventions qui permettent à Disney et son équipe d’animateurs d’exploiter à plein le potentiel de l’animation (déformations, transformations, etc.). L...